Le numéro 21 de la revue s‘intéresse aux différents espaces sociaux de formation et aux conceptions multiformes d’éducation au sein des épistémologies du sud afin d’agir sur les possibilités et sur les capacités. 

Le projet éditorial de la revue en ligne frantice.net, avec le soutien d’APPRENDRE, repose sur la volonté de soutenir la production scientifique, notamment celle des jeunes chercheurs, sur l’usage des TIC dans tous contextes éducatifs au Nord comme au Sud. 

Le présent numéro s’articule en trois axes et rassemble six contributions. 


Le premier axe dessine le rôle que peuvent jouer les technologies de l’information et de la communication dans cette ouverture des possibles en matière d’éducation et de formation dans et hors l’école, en tant que créateurs de nouveaux espaces de connaissance, de nouvelles interactions, d’accessibilité à une éducation pour tous. 


Dans leur article, Laila Belhaj, Professeure à l’Université Mohammed V et Abdelilah Nejdi, ingénieur pédagogique et tuteur du MOOC CERTICE scol, s’intéressent aux perceptions des enseignants marocains quant à l’évolution de leurs compétences et pratiques professionnelles liées à l’intégration des TIC dans le dispositif de formation continue en ligne “MOOC CERTICE scol”. 

Lire l’article : “L’impact de la formation continue en TIC sur le développement des pratiques pédagogiques des enseignants marocains : L’expérimentation d’un dispositif de formation à distance MOOC CerticeScol”. 


Le second axe s’intéresse aux dynamiques locales et réappropriation par les territoires en contexte décentralisé des enjeux éducatifs. 


Un troisième axe positionné sur la polarisation persistante entre l’éducation formelle et l’éducation non formelle montre à travers deux contributions les difficultés majeures rencontrées au sein des deux systèmes.  

Les contributions de Faye, Sene, Cissé, D. BA, A. Ba, et Ndiaye examinent le rôle de la formation dans la lutte contre le phénomène de l’attrition dans l’enseignement du primaire au secondaire au Sénégal. 

Les analysés figurant dans l’article sont ici de la recherche « Problématique de l’attrition des enseignants du primaire, du moyen et du secondaire au Sénégal : Quelle est la place de la formation initiale et continue dans les stratégies de remédiation face à ce phénomène ? », soutenue par APPRENDRE dans le cadre de son appel à projet « Entrée et maintien dans le métier des enseignantes et enseignants ». 

Lire l’article : “Quel rôle de la formation pédagogique dans les stratégies de lutte contre le phénomène de l’attrition dans l’enseignement du primaire, du moyen et du secondaire au Sénégal”. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.