Le programme APPRENDRE dévoile son premier clip de présentation ! L’occasion de revenir sur les objectifs et les forces du projet, ainsi que les actions menées depuis le début de l’année.



Un périmètre d’action comprenant 26 pays 


Lancé en 2018, le programme est mis en œuvre dans une dizaine de pays. Il continuera d’être déployé à la demande de nouveaux partenaires tout au long de l’année 2O20.

Fondé sur l’échange et le dialogue, APPRENDRE répond à la demande des pays et mobilise son réseau d’experts et de partenaires pour des missions de formation, d’audit, de diagnostic et d’ingénierie.   

Depuis le début de l’année, le programme poursuit son soutien aux pays éligibles à travers ses 4 modes opératoires. Au Bénin, APPRENDRE a mobilisé un expert pendant la crise du covid-19 pour mener une mission d’expertise qui a abouti à la création d’outils pédagogiques.  


Durant la même période, les Groupes Thématiques d’experts (GTE) ont poursuivi leurs activités, notamment le GTE 1 “Professionnalisation des acteurs”, qui a finalisé la rédaction d’un cahier sur la « professionnalisation des enseignants par l’analyse des pratiques”. Ce cahier, qui sera bientôt en libre accès, présente des fiches-actions qui s’inscrivent dans une continuité pédagogique et ont pour objectif d’approfondir le travail réalisé lors de formations en présentiel. Ces fiches pourront être utilisées en formation dans un groupe de bénéficiaires accompagnés par des formateurs ou par un enseignant en auto-formation.  


De son côté, le GTE 6 “Rénovation de la formation initiale”, est en train de produire un recueil d’études  des  systèmes  de  formation  initiale  des enseignants dans certains pays ciblés par le programme. Il s’agira d’établir des comparaisons entre les différents pays en décrivant une multitude de facteurs comme: les programmes,  les  profils  des formateurs, les méthodes  privilégiées, les  approches pédagogiques, les modalités d’évaluation et de certification, etc. 


Les ateliers de formation destinés aux cadres de l’Éducation et aux formateurs d’enseignants se poursuivent également. Au Burkina Faso par exemple, le GTE 4 “Promotion et enseignement des mathématiques et des sciences”, a travaillé à distance avec des enseignants de mathématiques du secondaire. Ensemble, ils ont créé des modules de formation pour l’université d’été qui se tiendra dans les prochains mois. 


Enfin, le programme maintient son soutien à la recherche en éducation  pour combler le fossé entre l’univers de la recherche scientifique et celui de la pratique éducative. Après trois appels à projets de recherche,  35 projets ont été sélectionnés et sont actuellement en cours. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.