Après le Congo, les Comores entrent à leur tour dans une nouvelle phase du programme APPRENDRE. Du 6 au 13 juillet 2025, une mission stratégique s’est tenue sur place pour planifier les prochaines étapes du programme. Plusieurs priorités ont été identifiées, notamment le renforcement des communautés d’apprentissage professionnelles (CAP), l’amélioration de l’encadrement pédagogique et le soutien à la recherche en éducation. Découvrez tous les détails dans la suite de l’article.

Rencontre avec le Président de l’Université des Comores, Dr. Ibouroi Ali Tabibou comores, et son équipe.


La délégation chargée de cette mission comprenait Emilie Doutreloux, membre du Conseil scientifique d’APPRENDRE, et Miara Lalaina Rajaobelina, responsable régionale du programme pour l’Afrique australe et l’océan Indien. Elles ont travaillé en étroite collaboration avec les acteurs locaux, dont Moustakim Djoubeiri, Doyen de l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale (IGEN), Point focal et ambassadeur APPRENDRE.

Pour ce faire, l’équipe a rencontré un large éventail d’acteurs clés : directions ministérielles, l’Institut de Formation des Enseignants et de Recherche en Éducation (IFERE), l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale (IGEN), l’Université des Comores, ainsi que des partenaires tels que l’Agence Française de Développement et l’UNICEF. Les sessions de travail ont permis de jeter les bases d’un plan ambitieux, dont les détails devraient être finalisés en septembre 2025. 

Réunion avec les directions du ministère de l’éducation.
Rencontre avec les Inspecteurs et conseillers pédagogiques de l’IGEN.
Échanges avec Nourdine Bourhani, Coordinateur du programme Bundo la Malezi.
Rencontre avec Sandi Ali Hamedi, Directeur du Centre d’Apprentissage de l’Enseignement à Distance et Ismaila Ishaka, technicien au sein du centre.
Rencontre avec Andhumaty Ahamed Ben Omar, chargée de mission à l’AFD.

Rencontre avec Alexandra Le Rohellec, attachée de Coopération et Ludovic Khamchane, Responsable de la coopération universitaire et scientifique au sein du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France.

Des thématiques clés pour un impact durable 


Ce nouveau plan tient compte des acquis des actions précédentes du programme, qui ont notamment visé à renforcer les capacités de l’inspection, à moderniser la formation initiale et continue, et à développer le travail collaboratif. Fort de ces expériences, le PTA 2 pourrait s’articuler autour de quatre axes stratégiques pour une transformation durable : 

  • Transformer la formation des enseignants : Il s’agirait de renforcer significativement les compétences des professionnels de l’éducation en mettant l’accent sur des pédagogies actives et des programmes de formation innovants, adaptés aux défis actuels et futurs. 
  • Créer et étendre des communautés d’apprentissage professionnelles : Fort de l’engouement suscité par les premières expériences, une mise à l’échelle des communautés d’apprentissage professionnelles (CAP) est envisagée. Elles devraient devenir thématiques, intégrant les disciplines du français, des mathématiques et des sciences, afin de favoriser l’échange de bonnes pratiques et l’innovation pédagogique au plus près des besoins des enseignantes et des enseignants. 
  • Réformer l’inspection pédagogique : Cette transformation viserait à faire de l’inspection un véritable levier d’accompagnement et de soutien pour les personnels de l’éducation. 
  • Renforcer la recherche en éducation : En mobilisant l’IFERE et l’Université des Comores, l’ambition serait d’appuyer des projets de recherche concrets, garantissant que les politiques éducatives comoriennes soient fondées sur des preuves solides et des données probantes. 

Le futur plan d’activités devrait intégrer des actions variées : des formations pratiques, des expérimentations en classe, des productions médiatiques et des événements nationaux. 

Ce travail collaboratif reflète une volonté politique forte et un engagement collectif des acteurs locaux à relever les défis éducatifs majeurs. 

Les conclusions de la mission ont été présentées à Saïd Soulé Saïd, Secrétaire Général du Ministère de l’Éducation, en présence de Moustakim Djoubeiri, Doyen de l’IGEN.

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