Pendant une semaine, Sandrine Nyebe, Docteure en Sciences de l’éducation et chercheure en TIC, et M. Pascal Nono, Ingénieur technopédagogique, ont renforcé les capacités de 36 cadres en matière de recherche et d’exploitation de ressources numériques. Les personnes mobilisées par le Ministère ont également renforcé leurs compétences en analyse de besoins de formation. En effet, par la suite, un noyau sera formé à la conception de modules de formation en ligne, afin de mettre sur pied une formation des chefs d’établissement du primaire et du secondaire premier degré.


Le Congo a entamé la mise en place d’une structure interministérielle de formation initiale et continue en éducation à Mouyondzi, appelée CNFICE (Centre national de formation initiale et continue des enseignants). Ce centre ambitionne de regrouper en un seul lieu un dispositif de formation initiale et de formation continue des enseignants, et d’application des savoirs acquis dans tous les cycles scolaires (préscolaire, primaire, collège et lycée).  

Dans la perspective de sa mise en place fonctionnelle, des besoins spécifiques ont été exprimés parmi lesquels : l’élaboration d’un cadre de professionnalisation de certaines fonctions (chefs d’établissement, directeurs, inspecteurs…).   
 

Depuis plusieurs mois, sous la houlette du Programme APPRENDRE, plusieurs ateliers se sont tenus en vue de renforcer et développer les capacités des cadres de l’éducation sur plusieurs aspects en vue de l’amélioration des pratiques enseignantes.  Plus récemment, en mai 2022, il s’est tenu un atelier visant à renforcer les capacités des superviseurs.  

Vers la création d’une formation des chefs d’établissement


Toutefois, un programme de formation initiale ou continue pour le chef d’établissement fait défaut. Ce sont annuellement des enseignants qui sont prélevés des classes qu’on désigne comme chefs d’établissement, n’ayant a priori pas reçu de formation en management/administration scolaire. Or, avec le processus de décentralisation, le chef d’établissement devrait avoir une posture importante, de pilotage stratégique et de gestion pour assurer la qualité de l’éducation. En outre, il participe au développement professionnel du personnel de son établissement.  


Le mois de juillet a marqué le début d’une série d’actions de formation qui, in fine, permettront aux cadres de concevoir des modules de formation pour les chefs d’établissement.  

Première étape : aider un noyau de formateurs à identifier les ressources numériques disponibles, et à les scénariser dans le cadre d’une formation d’enseignants. 

 
Les 36 participants ont par ailleurs travaillé de concert pour préparer la suite, et définir les contenus numériques qu’ils devront élaborer pour répondre aux besoins du personnel de l’éducation. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.