Le Groupe Thématique d’Expertise (GTE) 1: “Professionnalisation des acteurs” a imaginé une formation dense mais complète qui permet de balayer tous les aspects essentiels de la démarche d’observation et d’analyse des pratiques enseignantes (OPE). Les participants s’engageant dans cette formation feront partie d’un noyau d’experts qui accompagnera les encadreurs nouvellement recrutés et qui renforcera les compétences de celles et ceux déjà en poste. Point d’étape sur deux formations menées au Maroc et en RDC.


Rendre le métier d’enseignant moins solitaire 


Il est fréquent qu’un enseignant se sente seul, voire isolé dans son métier. De la préparation de cours au face-à-face avec les élèves, l’enseignant peut se sentir démuni face aux difficultés pédagogiques rencontrées.  

En suivant la démarche d’observation et d’analyse des pratiques enseignantes (OPE), le formateur peut offrir à l’enseignant un espace pour parler de ses difficultés professionnelles, et les analyser. L’analyse de ses propres pratiques permet à l’enseignant d’intégrer de nouvelles compétences en partant du contexte de travail actuel, là où les savoirs s’exercent vraiment, au quotidien. 

Pour accompagner au mieux les enseignants, des formateurs se sont engagés dans un parcours de formation couvrant trois domaines d’expertise : l’ingénierie de formation des cadres de l’éducation, la formation des formateurs et la recherche en éducation et formation. Au Maroc, ce ne sont pas moins de 40 formateurs qui ont été sélectionnés pour suivre 10 ateliers de formation qui leur permettront de devenir experts dans ce domaine.  


Du 21 au 25 mars 2022, à Casablanca, Marguerite Altet et Yann Vacher, respectivement coordinatrice et membre du GTE 1, ont animé leur cinquième atelier de formation, afin de conforter les notions et les enjeux de la démarche d’APP. Ils ont bénéficié des éclairages d’Abdesselam Mili, Ex-Directeur du Centre Régional des Métiers de l’Éducation et de la Formation (CRMEF) de Casablanca-Settat. 



Au même moment, en République démocratique du Congo, Victoire Fomekong Kenne, inspecteur pédagogique national, Chef de Section de l’Enseignement Normal Général au Cameroun, et Laurent Talbot, Maître de conférences au département des sciences de l’éducation à l’Université Toulouse Jean-Jaurès, et membre du GTE 1, ont retrouvé une quarantaine d’encadreurs pédagogiques, afin de poursuivre leur formation.  

Cet atelier s’inscrit en effet dans le prolongement de la première activité, qui visait à présenter la démarche d’observation et d’analyse des pratiques enseignantes. Cette deuxième session a eu pour but de préparer les participants à mener des enquêtes de terrain sur les pratiques de classe dans un échantillon d’écoles, selon une méthodologie d’observation. 

Actualités récentes

PASEC2024 : que nous disent les résultats sur les apprentissages et la formation des enseignantes et enseignants en Afrique ?

Le 22 octobre 2026, à Dakar, le programme APPRENDRE a répondu à l’invitation de la CONFEMEN pour découvrir les résultats du PASEC2024. Comment les apprentissages ont-ils évolué en onze ans ? Quelles connaissances les enseignantes et enseignants maîtrisent-ils réellement dans les disciplines qu’ils enseignent ? Que révèlent les écarts de résultats entre établissements sur les inégalités scolaires ? Les trois rapports présentés dressent un tableau contrasté des systèmes éducatifs et ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur la formation et l’accompagnement pédagogique.

Bénin : la recherche-action « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG) présentée au Togo

Au Bénin, neuf établissements scolaires vont servir de terrain d’expérimentation à une recherche sur les liens entre gouvernance scolaire et pratiques pédagogiques inclusives. Le 6 octobre 2026, aux Journées scientifiques internationales de Lomé, au Togo, le Dr Clément Coovi Bah, de l’Université d’Abomey-Calavi, a présenté les fondements de cette démarche et les étapes prévues sur le terrain. Intitulée « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG), cette recherche-action bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Visionnez sa présentation dans la suite de l’article.

Maroc : après le décrochage scolaire, quelle deuxième chance pour les filles vulnérables ?

Selon de récents rapports du ministère de l’Éducation nationale, près de 280 000 élèves ont quitté l’école au Maroc dont environ 160 000 au niveau du collège. Les Écoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération (E2C-NG) leur offrent une voie de retour vers la formation et l’emploi. Mais pour les filles, les difficultés qui ont interrompu une première scolarité peuvent continuer à peser sur la suivante. Dans douze centres de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, 300 jeunes vont participer à une recherche consacrée à ce qui permet réellement de raccrocher. Elle bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE.