Soutenu par APPRENDRE, le projet de recherche TRANSCO est une initiative d’une vingtaine de chercheurs qui travaillent en collaboration avec des cadres des ministères, l’ensemble des acteurs de la communauté scolaire des écoles concernées et une centaine de jeunes chercheurs, collecteurs et collectrices de données de terrain, dans le but d’apporter une contribution à l’analyse des transitions entre le primaire et le secondaire. Les enquêtes se déroulent simultanément au Bénin, au Gabon, en Haïti et au Niger. L’équipe du Bénin, coordonnée par le Professeur Judicaël Alladatin, dévoile aujourd’hui les premiers résultats de ses enquêtes sous la forme de podcasts multilingues.

Fidèle à ses engagements pour la réduction des injustices cognitives, et par la même, la mobilisation et la diffusion des connaissances à l’endroit de l’ensemble des groupes cibles concernés, l’équipe du projet de recherche TRANSCO, en collaboration avec la boutique des sciences (BdS)¹ de Parakou (Bénin), à préparer des podcasts de synthèse des résultats du projet. 


Les podcasts sont disponibles:

  • en français :

en fon :

En bariba :

et en nago :

 


Les podcasts sont diffusés largement à travers les réseaux sociaux, par WhatsApp, mais aussi sur des radios communautaires partenaires au Bénin. Au-delà de la diffusion des résultats de recherche, ils constituent une première étape dans l’impérieuse nécessité de sensibilisation des communautés éducatives pour un meilleur pilotage de la transition entre le primaire et le secondaire.

D’autres podcasts seront diffusés en 2023 afin de synthétiser les résultats de l’ensemble des 4 pays du projet.


Un site dédié à l’étude



Un site internet est mis en place pour la gestion des données du projet et pour continuer à diffuser l’actualité de nos travaux sur le sujet. Pour assurer cette durabilité, le Groupe de recherche en sciences de données, gouvernance et pilotage de l’éducation et de la formation de l’Université Mohammed VI polytechnique, coordonné par Judicaël Alladatin, prendra en charge la gestion du site internet ainsi que des données du projet.


¹ : Entité de recherche–action, une Boutique des Sciences (BdS) à l’instar de la BdS Parakou, est une structure à but non lucratif mettant en étroite collaboration  chercheurs  (scientifiques  ou  non)  et organisations de la société civile autour des problèmes sociétaux.


Téléchargez l’article suivant pour en savoir plus: “Boutique des Sciences, Science ouverte, responsabilité sociale des universités et visibilité de la recherche africaine : L’exemple de la BdS Siabanni de Parakou”


Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.