Les acteurs de l’éducation l’attendaient avec impatience : après une première semaine de présentation du fonctionnement de la formation, la plateforme du MOOC CERTICE scol ouvrira enfin ses portes ce week-end.


Le MOOC CERTICE scol invite les personnes novices dans l’utilisation des TIC à comprendre pourquoi et comment les enseignants peuvent intégrer les outils numériques en classe, au primaire et au secondaire. Le MOOC, qui s’appuie sur la version 3 du référentiel TIC / enseignants de l’UNESCO, durera 11 semaines et demandera aux inscrits environ 1h30 de travail chaque semaine. Qu’ils soient au Sénégal, à Haïti, ou en Irak, les apprenants disposeront, à tout moment de la journée, d’un accès libre à des contenus de cours variés : capsules vidéo qui exposent une nouvelle notion, ressources gratuites, textes récapitulatifs, etc,. 

A son issue, les participants pourront obtenir une attestation de suivi délivrée par Cergy-Paris Université, qui a dirigé l’élaboration des matériels de cours. Pour cela, ils passeront deux tests de positionnement : en début, puis en fin de formation. 


Présentation du MOOC par Sandrine Nyebe, experte en TIC 

Former des communautés d’apprentissage


Les concepteurs du MOOC, tous issus de pays d’Afrique subsaharienne, interviendront tout au long de la formation à travers le forum de la plateforme, des webinaires, des lives Tweet, et le groupe Facebook du MOOC. Si l’équipe pédagogique maintiendra le lien grâce à ces canaux, elle souhaite également promouvoir l’autonomie et le travail entre pairs. C’est dans ce sens que de nombreux groupes Whatsapp et Facebook se sont déjà formés, les participants se regroupant selon les disciplines enseignées ou leur lieu d’exercice. Les “Certiciens”, comme se sont surnommés les participants, le répètent : “le MOOC CERTICE scol est arrivé à point nommé.” 


Cliquez sur le lien suivant pour vous y inscrire:

https://mooc-certice.auf.org/certicescol/inscription/

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.