Entre décembre 2020 et mars 2021, la Pr Patricia Nebout-Arkhurst et M. Jacques Marchand, membres du conseil scientifique du programme, ont effectué une mission d’expertise pour accompagner la préparation et la finalisation du plan de travail annuel (PTA) du Togo. A travers des actions de formation et des missions d’expertise, le programme œuvrera au renforcement des compétences des chefs d’établissements et des enseignants de sciences et de mathématiques, à l’amélioration des stratégies d’évaluation des apprentissages et à la mobilisation de la communauté scientifique pour éclairer les problèmes d’enseignement/apprentissage au primaire et au collège.

Au cours de la décennie 2010-2020, d’importantes réformes ont été adoptées par le Togo pour moderniser son système éducatif. Le Rapport de l’état du système éducatif national (RESEN-Togo 2019) montre que le pays a accompli d’importants progrès pour élargir l’accès à l’enseignement préscolaire (34% en 2018 contre 14% en 2011) et souligne que le nombre d’élèves fréquentant l’école a triplé. 

Toutefois, la nécessaire réduction des redoublements et abandons scolaires, la hausse du taux d’achèvement de l’école primaire et l’amélioration de la qualité des apprentissages restent des défis à relever.  

Afin de renforcer les dynamiques déjà initiées par le gouvernement, APPRENDRE a élaboré un document portant sur un ensemble d’activités destiné à accompagner la réalisation des objectifs du volet “qualité” de la stratégie sectorielle de l’éducation du Togo.  

Les principales attentes exprimées par le Ministère de l’Enseignement Secondaire et Primaire (MESP) concernent : 

  • L’appui à la réforme des collèges ; 
  • L’appui à l’adaptation du système d’évaluation des apprentissages des élèves fondée sur l’approche par compétences au primaire et au collège ; 
  • L’aide à l’enseignement des sciences au primaire et au collège. 
     
     

Prenant en compte les besoins du pays, Patricia Nebout-Arkhurst et Jacques Marchand ont animé un processus de co-construction participatif avec le MESP ayant abouti à un plan d’action comportant 4 axes : 


Le premier axe s’inscrit dans une volonté d’améliorer l’efficacité de l’encadrement pédagogique. Étant donné le rôle désormais dévolu au chef d’établissement en matière d’encadrement de proximité, ce dernier doit être mieux formé et outillé pour animer un projet d’établissement orienté à la fois vers la qualité des apprentissages pour tous et vers l’équité, en particulier sur les questions de genre. 

La thématique du deuxième axe répond au diagnostic PASEC 2019 qui fait état d’un recul significatif des compétences des élèves en mathématiques en fin de cycle primaire. Les compétences académiques et didactiques de nombreux enseignants sont fragiles et doivent être consolidées. 
 

L’adoption d’un nouveau curriculum fondé sur les compétences nécessite l’adaptation du système d’évaluations formatives et sommatives. Le troisième axe vise donc à renforcer la cohérence curriculaire entre les enseignements et les évaluations et à définir des stratégies de remédiation appropriées pour les élèves en difficulté.   

Enfin, les multiples difficultés constatées dans les enseignements-apprentissages justifient la mobilisation de la recherche en éducation pour analyser les problèmes et identifier des méthodologies plus efficaces. Il devient crucial de renforcer l’articulation des directions du ministère et des équipes de recherche en sciences de l’éducation pour définir les thématiques prioritaires et valoriser les résultats dans l’amélioration des politiques. 


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