Le programme APPRENDRE met en place une plateforme d’expertises multi-pays pour renforcer le développement professionnel des enseignants et la qualité des enseignements-apprentissages dans l’éducation de base et au collège.

Après la première mission de lancement du 25 au 28 juin au Sénégal, les coordonnateurs de l’AUF se sont rendus du 23 au 24 juillet au Niger et du 25 au 27 juillet au Burkina Faso afin de présenter aux Ministères chargés de l’éducation (primaire et collège) la démarche d’APPRENDRE et  d’échanger sur des axes d’intervention possibles et d’identifier des pistes de réflexion.

Les directions techniques des Ministères nigériens et burkinabés se sont fortement mobilisés autour des objectifs d’APPRENDRE en participant directement à l’expression des besoins nationaux. Cet engagement a mis en lumière un intérêt réel pour la démarche et les thématiques traitées par la plateforme APPRENDRE.

A la suite de ces missions, des ateliers de définition des feuilles de routes nationales pour la plateforme APPRENDRE au Niger et au Burkina Faso seront organisés avant la prochaine rentrée scolaire. Les résultats de ces travaux guideront ensuite l’activité du programme pour les années à venir dans chacun des pays.

L’AUF a également pu se coordonner avec différents partenaires au développement qui appuient les systèmes éducatifs de ces pays, comme l’UNICEF, la coopération luxembourgeoise ou encore l’Agence française de Développement (AFD).

En parallèle, et suite à la mission de lancement APPRENDRE organisée en juin, le Ministère de l’Éducation nationale du Sénégal a organisé un atelier national d’élaboration de la feuille de route APPRENDRE les 25 et 26 juillet dernier à Dakar, au sein des locaux de l’AUF de la Direction régionale d’Afrique de l’Ouest.

Une autre mission de lancement est prévue mi-septembre en Côte d’Ivoire.

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Bénin : la recherche-action « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG) présentée au Togo

Au Bénin, neuf établissements scolaires vont servir de terrain d’expérimentation à une recherche sur les liens entre gouvernance scolaire et pratiques pédagogiques inclusives. Le 6 octobre 2026, aux Journées scientifiques internationales de Lomé, au Togo, le Dr Clément Coovi Bah, de l’Université d’Abomey-Calavi, a présenté les fondements de cette démarche et les étapes prévues sur le terrain. Intitulée « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG), cette recherche-action bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Visionnez sa présentation dans la suite de l’article.

Maroc : après le décrochage scolaire, quelle deuxième chance pour les filles vulnérables ?

Selon de récents rapports du ministère de l’Éducation nationale, près de 280 000 élèves ont quitté l’école au Maroc dont environ 160 000 au niveau du collège. Les Écoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération (E2C-NG) leur offrent une voie de retour vers la formation et l’emploi. Mais pour les filles, les difficultés qui ont interrompu une première scolarité peuvent continuer à peser sur la suivante. Dans douze centres de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, 300 jeunes vont participer à une recherche consacrée à ce qui permet réellement de raccrocher. Elle bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE.

Enseigner aujourd’hui : ce que racontent 11 recherches dans 9 pays africains 

D’ici 2030, il faudra recruter 44 millions d’enseignantes et d’enseignants dans le monde, dont près de 15 millions en Afrique subsaharienne. Un défi de recrutement, mais aussi de maintien dans le métier : chaque départ en cours de carrière remet une pièce dans la machine à pénurie. De la première affectation aux possibilités d’évolution, 11 recherches menées dans 9 pays africains montrent où se joue la suite d’une carrière enseignante et dégagent six pistes pour éviter de perdre en chemin une partie des personnels dont les systèmes éducatifs ont besoin.