Maroc : après le décrochage scolaire, quelle deuxième chance pour les filles ?

En 2025, près de 280 000 élèves ont quitté l’école au Maroc. Les Écoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération leur offrent une voie de retour vers la formation et l’emploi. Mais pour les filles, les difficultés qui ont interrompu une première scolarité peuvent continuer à peser sur la suivante. Dans douze centres de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, 240 jeunes vont participer à une recherche consacrée à ce qui permet réellement de raccrocher. Elle bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE.

Au Bénin, donner aux directrices et directeurs d’école des outils pour agir sur les inégalités 

Faire en sorte qu’une fille poursuive sa scolarité, qu’un enfant handicapé trouve sa place dans l’école, qu’une discrimination soit repérée, qu’une famille soit entendue : les directrices et directeurs d’école ont les moyens d’agir, chaque jour, sur ce qui fait qu’un enfant reste à l’école, y apprend et y trouve sa place. Au Bénin, six chercheuses et chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi veulent leur donner des outils pour agir, avec le soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Leur projet : construire avec elles et eux un Kit pour une direction scolaire inclusive. Dès octobre 2026, l’équipe enquêtera dans neuf écoles primaires de l’Ouémé, des Collines et du Borgou. Le kit issu de ce travail sera expérimenté dans les écoles en 2027. 

[Vidéos] L’école peut-elle fabriquer les inégalités qu’elle cherche à combattre ?

Pourquoi certains enfants restent-ils durablement à l’écart des apprentissages ? Les réponses ne tiennent pas seulement à leur histoire ou à leur environnement. Elles se jouent aussi dans la manière dont une école accueille les élèves, dont une classe est organisée, dont les enseignements sont dispensés, dont les espaces sont pensés ou dont les équipes sont accompagnées. C’est à partir de ces constats que dix projets de recherche appliquée, soutenus par APPRENDRE au Bénin, au Cameroun, à Djibouti, à Madagascar, au Maroc, en République démocratique du Congo et au Sénégal, exploreront de nouvelles pistes d’action. La rediffusion du lancement de ces dix projets de recherche permet de découvrir les questions qui ont donné naissance à ces travaux, les expérimentations qu’ils conduiront et les enseignements que les équipes de recherche espèrent en tirer.

46 recherches, 23 pays : ce que les travaux soutenus par APPRENDRE révèlent des systèmes éducatifs 

Des pratiques de classe aux parcours enseignants, des transitions entre cycles scolaires aux langues d’enseignement, les recherches soutenues par APPRENDRE ont peu à peu fait émerger une autre lecture des systèmes éducatifs ; non plus uniquement à travers leurs politiques ou leurs indicateurs, mais aussi à partir de ce qui se passe sur le terrain. APPRENDRE publie aujourd’hui une nouvelle ressource accompagnée de fiches synthétiques qui rassemble, organise et rend plus accessibles les enseignements issus de 46 projets menés dans 23 pays francophones.

20 mai 2026 : Au-delà du visible, où se jouent les inégalités en éducation ?

Le 20 mai prochain à Paris, le programme APPRENDRE lance 10 projets de recherche appliquée en éducation inclusive sensible au genre. Les pays concernés : le Bénin, le Cameroun, Djibouti, Madagascar, le Maroc, la République démocratique du Congo et le Sénégal. Plutôt que de les présenter seuls, cette matinée propose de les mettre en perspective. D’où partons-nous aujourd’hui ? Que voyons-nous vraiment des inégalités à l’école ? Et qu’est-ce qui continue de nous échapper ? Suivez l’événement en direct et participez aux échanges : les inscriptions sont ouvertes !

Séminaire à revoir : entrer, rester, quitter le métier enseignant

Les rediffusions du séminaire international du programme APPRENDRE, consacré à l’entrée et au maintien dans le métier des enseignantes et enseignants, sont désormais accessibles en ligne. Organisé à Dakar les 28 et 29 octobre 2025, ce séminaire s’appuie sur des recherches menées dans neuf pays : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Maroc, République démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal et Togo.

À l’université aussi, le harcèlement sexiste et sexuel peut peser sur les carrières

Une carrière universitaire ne devrait jamais dépendre d’un sous-entendu, d’une remarque insistante, d’une proposition ambiguë, ou de la promesse implicite qu’un dossier avancera si l’on se montre « compréhensive ». À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, le programme APPRENDRE propose d’ouvrir la réflexion sur les carrières des femmes dans l’enseignement supérieur, parfois entravées par des situations de harcèlement sexiste et sexuel. Une recherche menée par Charlotte Vampo en 2024 offre un point d’appui pour interroger ces réalités et, plus largement, la manière dont les institutions sont gouvernées et pilotées.

D’enseignant à formateur : un changement de métier qui ne va pas de soi 

Passer du métier d’enseignant à celui de formateur d’enseignants ne se résume pas à “enseigner autrement”. Présentée au dernier colloque international de l’AFDECE en janvier 2026, une recherche menée au Togo met en lumière ce que cette transition change concrètement dans le travail quotidien des formateurs et formatrices : nouvelles compétences, nouvelles attentes, nouvelles postures, et une identité professionnelle à recomposer.