Fin de parcours de formation pour 42 conseillers et formateurs pédagogiques ! Ils sont désormais à même de préparer les enseignants à développer une posture réflexive au regard de leurs pratiques d’enseignement.

Ce second atelier, au vu des besoins repérés lors du premier atelier qui s’était déroulé en août 2023, à Bangui, a été consacré à l’approfondissement théorique et pratique de l’observation, de l’analyse, et de la posture d’accompagnement. 

  • Jeux de rôle avec l'appui de l'expert Christian Raoul Adékou.

Les experts Christian Raoul Adékou et Thierry Freddy Zamby sont revenus sur les grandes théories de l’apprentissage et les différentes approches pédagogiques, notamment les méthodes actives qui se centrent davantage sur l’activité intellectuelle des apprenants. 

Cette seconde rencontre a également permis de retravailler les grilles d’observation élaborées lors de la première phase. Il a notamment été question de construire des grilles davantage centrées sur les apprenants et plus adaptées aux problèmes identifiés dans les classes et dans les différentes disciplines.  

L’objectif est de doter les chefs secteurs et les formateurs de nouveaux outils afin de proposer aux enseignants des actions de formation centrée sur leurs pratiques réelles. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une mission du programme APPRENDRE a travaillé avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA) et échangé avec les partenaires du secteur éducatif pour préparer les prochaines activités au primaire et au collège.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.