En septembre 2021, s’est tenue la première formation dispensée par quatre experts nationaux en lecture-écriture du programme APPRENDRE : Mme Salimata Goita Coulibaly et M. Bouacar Diabate au Mali, et Fidèle Kaya et Viannelle Gilda Ougambou au Congo-Brazzaville. Le programme de leurs ateliers avait été élaboré et consolidé dans le cadre d’une formation assurée par le groupe d’expertise thématique (GTE) 5, à distance, en mai dernier. Ils ont respectivement animé une formation auprès de 40 formateurs et encadreurs afin de renforcer leurs capacités, d’analyser les pratiques en cours en lecture-écriture dans le système éducatif malien et congolais et d’échanger sur leur pertinence. Il s’est aussi agi de consolider leurs capacités dans la planification et la mise en œuvre d’activités de formation en lecture-écriture.

De mai à juin 2021, le groupe d’expertise thématique (GTE) 5 « Apprentissage de la lecture et langues d’enseignement » a dispensé une formation auprès de 10 experts issus de 5 pays d’Afrique, dont le Mali et le Congo, afin qu’ils puissent concevoir et réaliser la formation de 40 formateurs et/ou encadreurs de proximité sur l’apprentissage continué de la lecture-écriture, dans leur pays.

Mme Salimata Goita Coulibaly et M. Bouacar Diabate, référents nationaux maliens ont animé pour la première fois la formation qu’ils ont élaborée au cours de l’atelier préparatoire, sous l’œil vigilant de Monsieur Jean Émile Gombert, membre du GTE 5 et responsable du suivi des référents maliens.

  • Formation au Congo-Brazzaville

Monsieur Gérard Vigner, également membre du GTE 5, assure quant à lui le suivi de M. Fidèle Kaya et Mme Viannelle Gilda Ougambou, référents nationaux congolais.



Durant la formation, les activités ont été centrées essentiellement sur les contenus proposés au cours de l’atelier préparatoire et validés par les experts du GTE 5 :      

  • les systèmes d’enseignement et les langues d’enseignement pour apprendre à lire et écrire,  
  • les différents types d’évaluation,  
  • l’importance de familiariser les élèves, à leur arrivée à l’école fondamentale, aux différentes fonctions de l’écrit, sa diversité et ses usages,  
  • l’importance de lectures fréquentes partagées avec l’adulte pour susciter l’envie de lire et soutenir le développement des compétences narratives des élèves,  
  •  l’apprentissage de l’orthographe (copie, dictée) et la production d’écrits en L1 ou L2, etc,.  
     

A l’issue des ateliers, les formateurs ont souligné qu’il était capital d’œuvrer dans le sens de l’amélioration de la qualité de l’éducation, à travers le choix d’activités pertinentes et surtout réalisables, susceptibles de conduire à un meilleur réinvestissement des acquis. 


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Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.