En janvier 2024, APPRENDRE a lancé ses premières activités en Mauritanie ! Au cours de ces deux premiers ateliers, différentes stratégies et pratiques ont été présentées pour aider et stimuler les élèves tout au long des différents stades de leur apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Si l’arabe est la langue officielle de la Mauritanie, le français reste solidement implanté dans les programmes scolaires. Ainsi, au secondaire, toutes les matières scientifiques sont enseignées en français. 

Selon le Ministère de l’Education Nationale et de la Réforme du Système Educatif (MENRSE), le principal défi est de disposer d’enseignants avec un bon niveau dans les deux langues. 

Ainsi, en 2023, APPRENDRE, par le biais du Groupe Thématique d’Expertise (GTE) 5 “Apprentissage de la lecture et langues d’enseignement”, avait renforcé les compétences de quatre formateurs mauritaniens en apprentissage/enseignement de la lecture et de l’écriture. Au cours des séances, les quatre formateurs avaient élaboré des scénarios de formation adaptés au contexte mauritanien. 


Cette formation a été dispensée pour la première fois en janvier 2024 auprès d’inspecteurs, de conseillers pédagogiques, de cadres du MENRSE, de formateurs de l’École normale supérieure de Nouakchott, ainsi que des formateurs des Ecoles Normales des Instituteurs de Nouakchott, d’Aioun, de Kaédi, et d’Akjoujt. 



Du 2 au 6 janvier 2024, à Nouakchott, Jena Izidbih Babty et Moctar Samba Diallo ont proposé à des formateurs du primaire une vaste gamme d’activités permettant, d’une part, d’interroger leurs représentations sur l’enseignement de la lecture/écriture, et d’autre part, de réactualiser leurs connaissances sur les méthodes d’acquisition des langues en contexte plurilingue. L’accent a été mis sur les stratégies qui éveillent le plaisir de lire et d’écrire, notamment celles impliquant la participation des parents d’élèves. 



En parallèle, les experts Bal Mohamed el Moctar et Ousmane Ba ont formé des formateurs du secondaire. Les contenus pédagogiques se sont davantage concentrés sur l’amélioration de la compréhension écrite, les activités d’écriture, les techniques de remédiation, et l’enseignement en français dans les Disciplines Non Linguistiques (DNL), notamment les mathématiques. 




Donner toutes les cartes en main aux enseignants afin d’améliorer les pratiques d’enseignement de la lecture-écriture 


Les prochains ateliers devront aboutir à la rédaction collective d’un module de formation pour les enseignants. Celui-ci sera utilisé par les participants pour aider les enseignants qu’ils encadrent à mettre en place des pratiques adaptées aux besoins des enfants, ainsi qu’à développer des techniques de remédiation pour les élèves en difficultés. 


Pour aller plus loin : Colette Noyau, « L’entrée dans l’écrit : cas du bilinguisme arabe-français chez les élèves mauritaniens » 

Actualités récentes

PASEC2024 : que nous disent les résultats sur les apprentissages et la formation des enseignantes et enseignants en Afrique ?

Le 22 octobre 2026, à Dakar, le programme APPRENDRE a répondu à l’invitation de la CONFEMEN pour découvrir les résultats du PASEC2024. Comment les apprentissages ont-ils évolué en onze ans ? Quelles connaissances les enseignantes et enseignants maîtrisent-ils réellement dans les disciplines qu’ils enseignent ? Que révèlent les écarts de résultats entre établissements sur les inégalités scolaires ? Les trois rapports présentés dressent un tableau contrasté des systèmes éducatifs et ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur la formation et l’accompagnement pédagogique.

Bénin : la recherche-action « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG) présentée au Togo

Au Bénin, neuf établissements scolaires vont servir de terrain d’expérimentation à une recherche sur les liens entre gouvernance scolaire et pratiques pédagogiques inclusives. Le 6 octobre 2026, aux Journées scientifiques internationales de Lomé, au Togo, le Dr Clément Coovi Bah, de l’Université d’Abomey-Calavi, a présenté les fondements de cette démarche et les étapes prévues sur le terrain. Intitulée « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG), cette recherche-action bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Visionnez sa présentation dans la suite de l’article.

Maroc : après le décrochage scolaire, quelle deuxième chance pour les filles vulnérables ?

Selon de récents rapports du ministère de l’Éducation nationale, près de 280 000 élèves ont quitté l’école au Maroc dont environ 160 000 au niveau du collège. Les Écoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération (E2C-NG) leur offrent une voie de retour vers la formation et l’emploi. Mais pour les filles, les difficultés qui ont interrompu une première scolarité peuvent continuer à peser sur la suivante. Dans douze centres de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, 300 jeunes vont participer à une recherche consacrée à ce qui permet réellement de raccrocher. Elle bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE.