Du 7 au 19 décembre 2020 le programme APPRENDRE a organisé une université d’été à l’École Nationale Supérieure de Koudougou (ENSK). Cette dernière a rassemblé 250 enseignants de mathématiques venus renforcer leurs compétences professionnelles. L’événement s’est tenu sous la présidence de Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales.



Pendant deux semaines, 250 enseignants de mathématiques ont pu redécouvrir des notions fondamentales en arithmétique, géométrie et trigonométrie, dans le cadre de plénières, et de séances de travaux en atelier. 


« Nous avons constaté que les élèves n’aimaient pas les mathématiques. Nous avons pensé que cela peut être dû à la transposition didactique et non pas parce que leurs enseignants n’ont pas les compétences requises », a relevé Madame Habibata Toné, Directrice Générale de l’Encadrement pédagogique et de la Formation initiale et continue.


Les 20 formateurs et encadreurs mobilisés pour l’animation des ateliers ont donc tout particulièrement insisté sur le rôle fondamental de la pédagogie, ainsi que l’usage et le traitement des erreurs. Victor Barry, inspecteur et formateur, s’est par exemple appesanti sur le processus d’apprentissage chez l’élève, la pédagogie de grands groupes, et la problématique de l’erreur. 

Des ateliers ont également permis aux participants de connaître les difficultés liées à l’enseignement de certaines notions, et de trouver des solutions adaptées pour y faire face.


Maurice Kaboré, enseignant et représentant des bénéficiaires, a affirmé que cette formation a eu un réel impact sur lui et ses collègues : “Je rappelle que je suis professeur sans formation initiale et notre promotion attendait cette formation depuis longtemps. Cette formation vient combler beaucoup de lacunes que nous avions.”

Sié Abdoul Kader Konaté, venu des Hauts-Bassins, a noté l’importance de réinvestir les acquis de la formation: « Désormais, chacun de nous connaît ses lacunes, et nous travaillerons à rattraper le coup pour donner un enseignement de qualité à nos élèves. »

Même son de cloche pour Sanlé Sagnon: « Les contenus des thèmes abordés étaient très riches et cela va véritablement contribuer à améliorer mes compétences en classe. Je souhaiterais que ce genre d’activités soit reconduit pour d’une part toucher le maximum d’enseignants et d’autre part pour renforcer les capacités de ceux ayant déjà bénéficié de la formation.»



Le 16 décembre, les participants ont reçu la visite de Monsieur Kalifa Traoré, Secrétaire Général du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales. Il s’est dit conscient des difficultés que traversent les enseignants sur le terrain mais s’est voulu rassurant quant à l’amélioration des conditions de travail et de la qualité de l’éducation. Celles-ci sont inscrites au cœur des priorités des plus hautes autorités nationales. 




Une réponse sur-mesure à des besoins exprimés par le Burkina Faso


Cette activité, en préparation depuis 1 an, s’inscrit dans un plan d’action défini par le Ministère de L’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales (MENAPLN), et le programme APPRENDRE.

Les Plans de Travail Annuels (PTA) déterminent les activités qui feront l’objet d’un accompagnement par APPRENDRE, sur une période de 4 ans. Pour découvrir celui du Burkina Faso, cliquez sur le bouton suivant:


Ayant pour objectif général de contribuer à l’amélioration de la formation des élèves dans les disciplines relevant des sciences dites dures, le Groupe Thématique d’expertise 4 a élaboré le premier axe dans lequel s’insère l’université d’été. Denis Butlen, coordinateur du GTE 4, a lui-même participé à cet événement. Pour voir ou revoir son intervention sur l’enseignement des mathématiques dans le second degré, cliquez sur la vidéo:



L’enjeu de telles activités est de réduire l’échec des élèves dès les premiers apprentissages. Le dernier rapport international du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC 2019) montre que le chemin à parcourir est encore long.


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