Les pratiques pédagogiques des enseignants dans le contexte des restrictions liées au Covid-19 au Togo

L’étude intitulée « Les pratiques pédagogiques des enseignants dans le contexte des restrictions liées au Covid-19 au Togo » se situe dans le cadre des réponses institutionnelles de l’État avec l’appui des partenaires techniques et financiers, à la gestion de la pandémie au Covid-19 dans le secteur de l’éducation et de la formation. Il s’agit d’une étude exploratoire essentiellement qualitative à portée réduite qui a concernée 18 écoles choisies de façon raisonnée dans trois régions éducatives sur les sept que compte le Togo.


Résumé exécutif


Le but de l’étude est d’observer les pratiques de classe des enseignants et les comportements adaptatifs des élèves et des enseignants dans le contexte de la pandémie et des contraintes impliquées.

La démarche méthodologique adoptée comporte trois approches intégrées :

  • l’observation directe dans les écoles, spécialement l’observation des séquences d’enseignement dans les différentes classes du primaire ;
  • l’entretien de compréhension avec l’enseignant prestataire, puis avec le chef d’établissement,
  • la description statistique des caractéristiques des enseignants concernés, puis celles des effectifs des classes des écoles visitées.

Les résultats de la recherche ont révélé que :

  • des pratiques substitutives à la classe ordinaire lorsque les effectifs par classe dépassent la norme de 60 élèves, sont pratiquées. C’est le cas des classes en alternance de jour constaté à Tsévié, même si cette alternative s’explique aussi par le non remplacement d’un enseignant affecté, elle réduit le temps d’enseignement/apprentissage ;
  • l’observation des dispositifs de gestes barrières (port cache-nez et lavage systématique de mains) ont contribué à améliorer l’hygiène et les perceptions à propos de l’hygiène collective ;
  • les pratiques pédagogiques impliquant le contact corps à corps sont évitées ;
  • l’insuffisance des tables-bancs rend parfois impossible le respect des mesures de distanciation physique ;
  • l’insuffisance des enseignants accentue les contraintes imposées par le contexte de la pandémie.

En vue d’une résilience plus accrue du système scolaire, les acteurs rencontrés ont formulé des recommandations dont les plus pertinentes sont :

  • recruter des enseignants en nombre suffisant pour suppléer au manque d’enseignants ;
  • mettre du matériel didactique à la disposition des enseignants et des élèves ;
  • renforcer les équipements et infrastructures existants dans chaque école ;
  • augmenter la subvention financière attribuée aux écoles pour la gestion des activités pédagogiques.

A ces recommandations s’ajoutent celles de l’équipe de recherche :

  • mettre à la disposition de chaque élève un livre de lecture et un livre de calcul pour éviter éventuellement l’utilisation collective de ces documents en classe ;
  • mettre en place dans chaque école un comité composé des enseignants, élèves et parents d’élèves pour les sensibilisations et le suivi sur la pratique de l’hygiène à l’école, pratique qui va au-delà des mesures barrières adoptées dans le contexte du Covid-19 ;
  • renforcer les capacités des enseignants en pédagogie différenciée pour leur permettre de prendre en charge tous les apprenants quelle que soit leur diversité. Ceci permet d’encadrer chaque élève selon ses besoins spécifiques en matière d’apprentissage dans le contexte de la crise sanitaire ;
  • organiser au niveau déconcentré des séminaires sur la gestion de la pandémie en outillant les directions régionales de l’éducation et les inspections des moyens pour les sensibilisations dans les établissements, dans les communautés et sur les médias locaux ;
  • encourager la mise en place des enseignements à distance au niveau du primaire et du secondaire.



Projets de recherche

Motivation, démotivation et transmotivation chez les enseignant.e.s au Cameroun: tirer parti des histoires vie personnelles des différents profils et statuts connus

Au Cameroun, être enseignant.e revient à être soit fonctionnaire ; soit contractuel.le ; soit contractualisé.e ; soit permanent.e ou non permanent.e ; soit vacataire non fonctionnaire ; soit vacataire fonctionnaire ; soit maître/maîtresse des parents ; soit volontaire ou bénévole. Au même moment, à profil ou statut professionnel égal, le salaire, la sécurité sociale, le profil de carrière et la considération sociale varient d’un.e enseignant.e à un.e autre. Partant de ces constats, ce projet ambitionne de répondre à la question suivante : quels sont les mobiles d’engagement, de maintien et de départ de l’un et l’autre des différents profils et statuts d’enseignant.e. connus au Cameroun ? 

Entrée et maintien des enseignants/enseignantes dans le métier: entre discours et réalités. Une analyse des politiques d’accompagnement et pistes d’amélioration possibles

Au Burkina Faso, les besoins en enseignants sont substantiels. Ainsi, il se pose la question de leur entrée dans la formation et de leur maintien. Comment se fait l’entrée dans le métier d’enseignant ? Quels sont les dispositifs pour maintenir les enseignants dans la fonction enseignante afin de capitaliser leurs expériences et expertises ? En somme, cette recherche s’intéresse à l’attrition et à la rétention des enseignants, plus spécifiquement la question de l’engagement au travail. 

Carrières professionnelles des enseignants du cycle primaire en Côte d’Ivoire

Cette recherche porte sur l’étude des carrières professionnelles des enseignants du cycle primaire en Côte d’Ivoire. Il s’agit de déterminer chez les enseignantes et les enseignants en début et en cours de carrière, des données en relation avec leur attachement au métier, leur mobilité, leurs projets professionnelles, leur efficacité pédagogique et leur stratégie face à l’échec scolaire et la pandémie du COVID 19.