Quelles suites donner à une intervention du programme ? Comment s’assurer que les participants disséminent leurs nouvelles connaissances ? Comment diffuser les ressources pédagogiques produites lors des ateliers ? Le 16 avril 2024, la communauté des Points focaux APPRENDRE et l’équipe de coordination du programme se sont réunis en ligne, et ont pu échanger sur les bonnes pratiques pour faire perdurer les actions du programme.

Réunion du 16 avril 2024 – A l’image, de gauche à droite: Bertin Ayong, Point Focal (PF) du programme au Cameroun, Amour Kpocheme, PF au Bénin, Ablaye Dia, PF au Sénégal, Martin Ayodi, PF au Tchad, Moustakim Djoubeiri PF aux Comores, Maya Soonarane, PF à Maurice, Aicha Iltireh, PF à Djibouti, Patrick Ngolo, PF au Congo, Edouard Ouedraogo, Responsable régional du programme en Afrique de l’Ouest, l’équipe de coordination du programme à Paris, Miara Lalaina Rajaobelina, Responsable régionale du programme en Afrique Australe et Océan Indien, et André Nduwimana, PF au Burundi. 


Tirer les enseignements d’expériences réussies 


Bien plus que d’assurer la bonne mise en œuvre des activités APPRENDRE, les Points focaux APPRENDRE ont pour tâche de mesurer l’impact du programme sur le développement professionnel des enseignants. 

Lors de la réunion, Mme Aicha Iltireh, Point focal du programme à Djibouti, et Mme Maya Soonarane, Point focal à Maurice, ont partagé avec leurs homologues les leçons apprises depuis le lancement des activités APPRENDRE dans leurs pays. 

Les clés du succès des activités APPRENDRE dans ces deux pays : un plan d’activités clair, une sélection rigoureuse des participants, un soutien politique, et la mise en place d’une équipe au sein du Ministère de l’Education dédiée au suivi des activités de dissémination.  

A l’instar des Journées de l’Expertise, l’ensemble des Points focaux auront l’occasion de prolonger leurs réflexions collectives lors d’un grand évènement qui se tiendra en présentiel, avant la fin de l’année 2024. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.