Les chiffres sont ahurissants. 132 millions de filles dans le monde ne sont pas scolarisées. Deux tiers des 750 millions d’adultes qui ne possèdent pas les compétences de base en lecture et écriture sont des femmes. Et seulement 1% des filles les plus pauvres à travers le monde achèveront leurs études secondaires.

Pour changer cette réalité inacceptable, l’UNESCO lance Son éducation, notre avenir, une nouvelle campagne pour accélérer les efforts en faveur de l’éducation des filles et des femmes. Cette nouvelle initiative contribuera à la Stratégie de l’UNESCO pour l’égalité des genres dans et par l’éducation 2019-2025 et sera lancée le 5 juillet 2019 lors de la Conférence internationale G7 France-UNESCO – Innover pour émanciper les filles et les femmes par l’éducation.

Trop de filles et de femmes sont encore freinées par les normes sociales et les pratiques scolaires traditionnelles qui influent sur leurs droits et leurs opportunités en matière d’éducation. Nous savons pourtant que leur éducation représente l’investissement le plus puissant pour notre avenir collectif.

Son éducation, notre avenir est la nouvelle campagne de l’UNESCO qui vise à accélérer les efforts en faveur de l’éducation des filles et des femmes en s’appuyant sur des engagements politiques et financiers, ainsi que sur le leadership des filles et des femmes. La campagne contribuera à l’élaboration de la Stratégie de l’UNESCO pour l’égalité des genres dans et par l’éducation (2019-2025) et à ses trois piliers principaux : collecter de meilleures données pour étayer l’action en faveur de l’égalité des genres dans et par l’éducation ; mettre en œuvre de meilleurs cadres juridiques, politiques et de planification pour faire progresser les droits des filles et des femmes ; des possibilités d’apprentissage de meilleure qualité pour garantir l’autonomie des filles et des femmes.  

La campagne Son éducation, notre avenir sera lancée le 5 juillet 2019 à l’occasion de la Conférence internationale G7 France/UNESCO – Innover pour émanciper les filles et les femmes par l’éducation.

◙ Programme de l’événement

◙ Plus d’informations sur l’événement

Actualités récentes

Enseigner aujourd’hui : ce que racontent 11 recherches dans 9 pays africains 

D’ici 2030, il faudra recruter 44 millions d’enseignantes et d’enseignants dans le monde, dont près de 15 millions en Afrique subsaharienne. Un défi de recrutement, mais aussi de maintien dans le métier : chaque départ en cours de carrière remet une pièce dans la machine à pénurie. De la première affectation aux possibilités d’évolution, 11 recherches menées dans 9 pays africains montrent où se joue la suite d’une carrière enseignante et dégagent six pistes pour éviter de perdre en chemin une partie des personnels dont les systèmes éducatifs ont besoin.

Former les enseignantes et enseignants de mathématiques : 39 ressources pour travailler six grands thèmes 

Former des enseignantes et enseignants de mathématiques demande de regarder de près ce qui se passe dans la classe. Pourquoi certains élèves se trompent-ils avec les nombres décimaux ? Que leur demande réellement un exercice de géométrie ? Comment enseigner la proportionnalité au fil de la scolarité ? Trois nouveaux volumes proposent 39 ressources pour préparer ces temps de formation, du primaire au secondaire.

Madagascar : APPRENDRE prépare ses prochains appuis à la formation des enseignantes et enseignants 

À Madagascar, une grande partie des enseignantes et enseignants du primaire sont des maîtres FRAM, c’est-à-dire des personnels enseignants communautaires recrutés localement. Beaucoup entrent dans le métier sans avoir bénéficié d’une formation professionnelle initiale, ce qui donne un rôle particulièrement important à la formation et à l’accompagnement tout au long de la carrière. Depuis 2021, le ministère de l’Éducation nationale travaille avec l’appui d’APPRENDRE pour renforcer plusieurs étapes de ce parcours : les Journées pédagogiques et la formation continue, l’accompagnement dans les classes, la préparation des futurs personnels enseignants et la maîtrise du français. Après quatre années d’activités, une équipe du programme était à Antananarivo en septembre pour préparer avec le ministère les prochains appuis jusqu’à fin 2027.