La situation de l’enseignement des sciences et des mathématiques au Bénin reste pour le Ministère de l’Éducation une préoccupation majeure. Malgré les efforts financiers déployés par le gouvernement béninois, et l’implémentation de l’approche par compétences dans les pratiques enseignantes au primaire et au secondaire, les performances des élèves semblent toujours faibles au regard des résultats aux divers examens. Face à ce constat, Kossivi Attikleme, enseignant-chercheur et Directeur de l’Institut National de la Jeunesse, de l’Education Physique et des Sports (INJEPS), et son équipe, se sont intéressés aux pratiques effectives des enseignants.

Partant de l’hypothèse que les enseignants s’appuient toujours sur une approche par objectifs, centrée sur l’acquisition des savoirs, l’équipe de recherche menée par le Professeur  Kossivi  Attikleme a documenté la place des prescriptions dans les pratiques des enseignants de mathématiques, de physique, chimie et technologie, de SVT, ainsi que d’éducation physique et sportive.

L’équipe, composée du docteur Eugène Oké, du docteur Gervais Affognon, du docteur Léonce  Affolabi, et du docteur Basile Agbodjogbe, a également identifié les facteurs qui empêchent la réussite d’un changement de paradigme.  

Cette étude d’envergure nationale va permettre de poser les bases de la réflexion sur les possibles évolutions des curricula et des pratiques enseignantes.  


Retour sur les résultats de cette recherche avec le Professeur Kossivi Attikleme: 



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Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.