Mafakha Touré et Moustapha Touré, experts en éducation, interviendront du 1 au 5 décembre à Thiès, afin d’appuyer la conception de modules de formation des personnels des Centres Régionaux de Formation des Personnels de l’Éducation (CRFPE), chargés de la formation initiale et continue des personnels du préscolaire, de l’élémentaire, de l’enseignement moyen général, du non formel ainsi que des personnels administratifs et techniques de l’éducation. Ces modules seront élaborés sur la base du cadre d’orientation adopté par le Ministère de l’Education.


Les politiques de formation, notamment les réformes envisagées dans les CRFPE, induisent des transformations dans le développement professionnel des acteurs de l’éducation. Malgré les initiatives et les nombreux efforts consentis, l’optimisation du fonctionnement des CRFPE n’est pas encore effective : seule la formation initiale des élèves-maîtres y est systématiquement et effectivement assurée.  

L’objectif de cet atelier sera donc de poser un plan de formation intégrant la formation initiale et continue de tous les personnels de l’Éducation par les CRFPE. Ce plan sera conçu en collaboration avec 25 personnes issues de la Direction de la Formation et de la Communication (DFC), de l’Inspection Générale de l’Education et de la Formation (IGEF), des CRFPE et des autres directions pédagogiques ayant participé à la réalisation du document cadre d’orientation de la formation dans les CRFPE.


Pour chaque module, il s’agira de:

  • Déterminer des objectifs pédagogiques
  • Déterminer des contenus
  • Décider d’une progression
  • Prévoir des aides et matériels didactiques

Cette première mission permettra d’enclencher une seconde phase d’harmonisation et de stabilisation des productions. Le 3ème atelier sera axé sur les mécanismes de mise en œuvre et les modalités de suivi évaluation.


Le document cadre d’orientation de la formation dans les CRFPE est d’ores et déjà disponible:

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une mission du programme APPRENDRE a travaillé avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA) et échangé avec les partenaires du secteur éducatif pour préparer les prochaines activités au primaire et au collège.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.