Le projet Twige Neza, qui a démarré en 2020 pour une durée de trois ans, vise à accompagner le Ministère burundais de l’Éducation nationale et de la recherche scientifique dans le développement des réformes prioritaires et la préservation des acquis et du droit à l’éducation. Dans le cadre de l’une de ses missions de renforcement du dispositif des réseaux scolaires, Twige Neza a sollicité l’expertise du programme APPRENDRE pour contribuer à dresser un état des lieux sur leur fonctionnement et leur organisation.

Les difficultés rencontrées par les enseignants burundais ont conduit à la création d’un système de réseaux scolaires qui permettent un échange entre pairs, une concertation et une analyse d’expériences professionnelles. Ils sont organisés autour d’une école centrale à laquelle sont associées des écoles satellites qui gravitent dans un rayon avoisinant les 5 km.  Si ces réseaux ont un fort potentiel, ils n’ont pour l’instant qu’une existence institutionnelle, car les conditions de leur mise en œuvre restent à déterminer.
 


Le projet Twige Neza ambitionne de les renforcer, en se focalisant sur deux problèmes. D’une part, les perspectives de mutualisation des équipements n’ont jamais pu être exploitées bien que présentes dans leur conceptualisation initiale. D’autre part, jusqu’à ce jour, les écoles n’ont pas pu élaborer des supports de formation continue, ni les partager.  

Twige Neza mettra à disposition des réseaux scolaires des ressources pédagogiques et du matériel qui faciliteront non seulement l’auto-formation mais permettront également la création de lieux de formations continues dans lesquels seront conservés en mémoire les différentes actions ainsi que les guides les accompagnant.  


Afin de vérifier que les conditions sont réunies pour y implanter ce matériel et le mutualiser, le programme APPRENDRE a été sollicité pour actualiser les informations disponibles sur les réseaux scolaires. Une étude répertoriant tous les réseaux existants, les difficultés  qu’ils rencontrent, leur mode de fonctionnement, et les besoins exprimés par les directeurs d’écoles, les directeurs communaux, et les enseignants référents, a été remis au Ministère. 


Pour mieux comprendre le fonctionnement des réseaux scolaires au Burundi, visionnez cette présentation réalisée par Tharcisse Niyongabo, Inspecteur général au ministère de l’Education Nationale, au Burundi :

 
 

Actualités récentes

PASEC2024 : que nous disent les résultats sur les apprentissages et la formation des enseignantes et enseignants en Afrique ?

Le 22 octobre 2026, à Dakar, le programme APPRENDRE a répondu à l’invitation de la CONFEMEN pour découvrir les résultats du PASEC2024. Comment les apprentissages ont-ils évolué en onze ans ? Quelles connaissances les enseignantes et enseignants maîtrisent-ils réellement dans les disciplines qu’ils enseignent ? Que révèlent les écarts de résultats entre établissements sur les inégalités scolaires ? Les trois rapports présentés dressent un tableau contrasté des systèmes éducatifs et ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur la formation et l’accompagnement pédagogique.

Bénin : la recherche-action « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG) présentée au Togo

Au Bénin, neuf établissements scolaires vont servir de terrain d’expérimentation à une recherche sur les liens entre gouvernance scolaire et pratiques pédagogiques inclusives. Le 6 octobre 2026, aux Journées scientifiques internationales de Lomé, au Togo, le Dr Clément Coovi Bah, de l’Université d’Abomey-Calavi, a présenté les fondements de cette démarche et les étapes prévues sur le terrain. Intitulée « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG), cette recherche-action bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Visionnez sa présentation dans la suite de l’article.

Maroc : après le décrochage scolaire, quelle deuxième chance pour les filles vulnérables ?

Selon de récents rapports du ministère de l’Éducation nationale, près de 280 000 élèves ont quitté l’école au Maroc dont environ 160 000 au niveau du collège. Les Écoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération (E2C-NG) leur offrent une voie de retour vers la formation et l’emploi. Mais pour les filles, les difficultés qui ont interrompu une première scolarité peuvent continuer à peser sur la suivante. Dans douze centres de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, 300 jeunes vont participer à une recherche consacrée à ce qui permet réellement de raccrocher. Elle bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE.