En République démocratique du Congo, la plupart des enseignants sont détenteurs d’un diplôme des humanités pédagogiques. Leur formation ayant été jugée insuffisante sur le plan académique et non professionnalisante au regard du référentiel de compétences du métier, le gouvernement a préconisé une réforme de la formation initiale. Afin de mettre en application les changements voulus par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, une Direction de la formation a été créée. A la demande du gouvernement, et en partenariat avec les agences de l’AFD et de l’Unesco en RDC, APPRENDRE a mobilisé des experts pour accompagner les cadres pédagogiques qui pilotent le nouveau dispositif de formation.


Opérationnalisation des attributions de la Direction de la formation des enseignants (DIFORE-BG) 


Afin de mettre en application les réformes pédagogiques, il a été décidé que plusieurs directions de service les piloteraient. Cette task force est composée : 

– du Service national de formation (SERNAFOR) ;  

– de la Direction de la formation des enseignants (DIFORE) ; 

– et de la Direction des Programmes Scolaires et Matériel Didactique (DIPROMAD). 


Il s’agit à présent de déterminer le rôle de chaque chef de service dans la mise en œuvre de la réforme, mais aussi celui des partenaires techniques et financiers. 
 

En février, Jean-Emmanuel Bui et Daniel Grosso, experts en éducation, en lien avec les équipes de l’AFD et de l’Unesco en RDC, ont animé un atelier à distance qui a rassemblé chefs de services, consultants internationaux en éducation, professeurs, et inspecteurs. Il s’agissait dans un premier temps de présenter, à l’occasion d’un atelier conjoint, les différentes études et propositions faites par les experts pour une mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants.



 

L’intervention d’APPRENDRE s’étendra jusqu’au mois de mars 2022, ce qui permettra aux cadres de la DIFORE de renforcer leurs capacités en matière de pilotage stratégique des dispositifs de formation des enseignants et de remédiation pédagogique, afin de faciliter l’évolution du dispositif de formation initiale et continue des enseignants en RDC. 
 

Au terme de leur mission, une esquisse de plan d’action triennal de la DIFORE-BG devra avoir été produite, ainsi qu’un cadre de concertation fixant les responsabilités de chacun. 

Actualités récentes

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.

PASEC2024 : que nous disent les résultats sur les apprentissages et la formation des enseignantes et enseignants en Afrique ?

Le 22 octobre 2026, à Dakar, le programme APPRENDRE a répondu à l’invitation de la CONFEMEN pour découvrir les résultats du PASEC2024. Comment les apprentissages ont-ils évolué en onze ans ? Quelles connaissances les enseignantes et enseignants maîtrisent-ils réellement dans les disciplines qu’ils enseignent ? Que révèlent les écarts de résultats entre établissements sur les inégalités scolaires ? Les trois rapports présentés dressent un tableau contrasté des systèmes éducatifs et ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur la formation et l’accompagnement pédagogique.

Bénin : la recherche-action « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG) présentée au Togo

Au Bénin, neuf établissements scolaires vont servir de terrain d’expérimentation à une recherche sur les liens entre gouvernance scolaire et pratiques pédagogiques inclusives. Le 6 octobre 2026, aux Journées scientifiques internationales de Lomé, au Togo, le Dr Clément Coovi Bah, de l’Université d’Abomey-Calavi, a présenté les fondements de cette démarche et les étapes prévues sur le terrain. Intitulée « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG), cette recherche-action bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Visionnez sa présentation dans la suite de l’article.