Au Burundi, des modules de formation ont été élaborés avec l’appui du Dr Eugène Oké, membre du groupe d’experts Promotion et enseignement des mathématiques et des sciences, afin de renforcer les capacités des enseignants de sciences au cycle 4 fondamental. Des modules de formation pour les enseignants de français du 3ème Cycle de l’enseignement fondamental ont également été conçus, sous la supervision de Myriam Abou de Samra, formatrice et experte du CLA, ainsi que de Rémy Nsengiyumva, expert local. Afin d’améliorer et de valider les modules, des ateliers ont été animés par le Professeur André Nduwimana, Directeur Général des Curricula et des Innovations Pédagogiques.

Améliorer la qualité de l’enseignement des sciences  


Au Burundi, l’enseignement des sciences rencontre deux défis principaux qui expliquent la faiblesse des résultats des élèves dans le domaine scientifique et le désintérêt de ces derniers pour les sciences :   

  • le regroupement par domaine, dans le cycle 4, de l’ensemble des disciplines scientifiques (biologie / sciences de la vie ; physique ; chimie ; technologie et à l’intérieur de la technologie, les TIC) alors que les enseignants sont généralement formés uniquement dans l’une ou l’autre de ces disciplines.   
  • La prédominance des pratiques d’enseignement livresques ou, à tout le moins basées sur la mémorisation et l’absence de manipulation ou d’expérimentation faute de matériel (et de la formation nécessaire à ce changement de pratique).   

Ainsi, les modules présentés serviront à renforcer les capacités des enseignants des Sciences et Technologie au 4ème cycle de l’Enseignement Fondamental, à améliorer les pratiques de l’enseignement-apprentissage, à améliorer les performances des élèves et à permettre aux enseignants de s’approprier des contenus disciplinaires.



Les travaux de validation ont eu pour objectif: 

  • d’échanger en plénière sur les présentations faites par les experts nationaux concernant les contenus des modules de formation de Biologie, Chimie, et Physique, Technologie et TICE ; 
  • d’échanger dans les groupes sur les principales améliorations à intégrer ; 
  • d’intégrer les améliorations consensuelles dans les modules de formation. 

L’équipe de travail était composée d’Enseignants de sciences, de Concepteurs, d’Inspecteurs scolaires des programmes de Biologie, Chimie, Physique et Technologie, des cadres du Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, des Professeurs de l’Université du Burundi attachés à l’Institut de Pédagogie Appliquée (IPA), et de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) qui ont élaboré les modules ainsi ceux invités comme validateurs, avec la coordination des experts nationaux: les Professeurs Claire Nineza, Alfred Vyabandi et Frédéric Ngezhayo qui a en même temps joué le rôle de modérateur général des activités. 

Télécharger les modules:

Biologie

Chimie

Physique et Technologie


Renforcer les capacités des enseignants de français 


Jour 1
Jour 2

A la suite d’un atelier de formation tenu du 26 au 29 octobre 2021, un référentiel de formation à l’attention des enseignants de français avait été élaboré. Dans un second temps, des sessions d’échanges ont permis de consolider un module de formation qui sera utilisé lors d’une série de formations prévue à travers tout le pays. 
 

Module de formation sur l’amélioration des pratiques de classe des enseignants de Français du 3ème Cycle (Guide du formateur) 
 

Module de formation sur l’amélioration des pratiques de classe des enseignants de Français du 3ème Cycle (Guide de l’enseignant) 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.