Lancée le 31 mars 2025, la première session du SPOC FORCENUM (Former les Chefs d’Établissements avec le Numérique) est en cours. Cette formation à distance vise à renforcer les capacités managériales des responsables d’établissements scolaires à travers l’usage du numérique, dans un contexte d’enseignement en pleine mutation.


Depuis 2022, le programme APPRENDRE accompagne le Congo dans la formation des chefs d’établissement, un domaine jusque-là sans programme spécifique. En collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation (MEPSA), APPRENDRE a élaboré 7 modules de formation dédiés à la gestion administrative et pédagogique des écoles. Ces modules couvrent des thématiques cruciales telles que la gestion des ressources humaines, financières et matérielles, ainsi que l’accompagnement des enseignants et des élèves. 



Une formation encadrée et adaptée  


Ce SPOC mobilise une équipe pédagogique composée de cinq tutrices et tuteurs, coordonnée par Dr. Sandrine Nyebe Atangana, experte APPRENDRE, pour accompagner 100 cheffes et chefs d’établissement de la République du Congo

Malgré une faible familiarité initiale avec la formation en ligne (plus de 60% des inscrits n’avaient jamais suivi de formation numérique), la motivation et la participation ont été au rendez-vous. 


Des perspectives ancrées dans la réalité du terrain 


Les chefs d’établissement ont exprimé des attentes concrètes pour la suite de la formation. Parmi les besoins évoqués, la mise à disposition d’outils pour la gestion des équipes pédagogiques, la résolution des conflits scolaires, ainsi que la lutte contre la violence en milieu éducatif. Ils ont également souligné l’importance de disposer d’outils numériques pour renforcer et appliquer les compétences acquises dans leurs établissements. 

Les prochaines étapes incluent un webinaire final et un dernier module sur la gestion de l’environnement scolaire en contexte difficile


Actualités récentes

Langue maternelle et apprentissage de la lecture : au-delà des idées reçues 

Les débats sur la langue d’enseignement ressurgissent souvent sous forme d’alternatives simplistes : faut-il scolariser d’abord dans la langue maternelle ou basculer rapidement vers la langue officielle ? Dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et de l’océan Indien, les élèves entrent pourtant à l’école dans des environnements plurilingues où ces oppositions ne reflètent pas la réalité des pratiques. Le multilinguisme est la norme, pas l’exception. La question n’est donc pas de « choisir une langue contre une autre », mais de comprendre comment, concrètement, on apprend à lire et à comprendre dans des contextes où plusieurs langues coexistent, et ce qui, dans les pratiques pédagogiques, fait réellement la différence pour les apprentissages fondamentaux. À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle (21 février), cet article propose de passer au crible plusieurs idées reçues à la lumière de travaux récents sur l’apprentissage de la lecture en contexte plurilingue. En fin de lecture, un quiz « idées reçues/réalité » invite à tester ses intuitions, et une ressource de référence est proposée pour prolonger la réflexion.

D’enseignant à formateur : un changement de métier qui ne va pas de soi 

Passer du métier d’enseignant à celui de formateur d’enseignants ne se résume pas à “enseigner autrement”. Présentée au dernier colloque international de l’AFDECE en janvier 2026, une recherche menée au Togo met en lumière ce que cette transition change concrètement dans le travail quotidien des formateurs et formatrices : nouvelles compétences, nouvelles attentes, nouvelles postures, et une identité professionnelle à recomposer.

10 projets lauréats pour agir sur les inégalités à l’école : les résultats du dernier appel à projets APPRENDRE

Le programme APPRENDRE présente les 10 projets lauréats de son appel « Éducation inclusive sensible au genre : contextualiser, expérimenter, comprendre et transformer ». Aménagement des espaces scolaires, outils pour les directions d’établissement, accompagnement des élèves en situation de handicap, évolution des pratiques de classe… Sélectionnés parmi 167 propositions, ces projets seront déployés à partir de mai 2026 dans sept pays (Bénin, Cameroun, Djibouti, Madagascar, Maroc, République démocratique du Congo, Sénégal). Ils testeront, sur le terrain, des dispositifs concrets pour renforcer l’inclusion et l’égalité de genre à l’école. Aperçu des expérimentations à venir.