L’implication d’enseignants stagiaires dans le pilotage d’innovations au sein de collectifs apprenants : quels effets sur le développement de leur motivation pour rester dans le métier ?

Porteur de projet : Amévor Amouzou-Glikpa
Établissement(s) partenaire(s) : Université de Lomé
Statut : Non démarré

La recherche étudiera l’entrée et le maintien dans le métier des enseignants en Afrique Subsaharienne en ciblant l’analyse sur des dispositifs susceptibles de développer les aspects intrinsèques de la motivation des enseignants, qui est une thématique peu étudiée. 

Il s’agira de mener une étude au Togo et au Niger sur les effets de l’implication d’enseignants stagiaires dans des classes d’accueils selon que ces classes soient pilotées par des innovations centrées sur l’apprenant, d’une part, ou selon la pédagogie classique, d’autre part. La question principale est de savoir si l’expérience de la participation des enseignants au pilotage d’une innovation organisationnelle des enseignements-apprentissages, lors des premiers stages d’immersion professionnelle, a une influence favorable ou non sur leur entrée et leur maintien dans le métier par un développement de leur motivation intrinsèque ? 

Sur l’exemple de deux pays (Niger et Togo) où se trouve un « déjà-là » significatif en matière d’implication d’enseignants dans des dispositifs innovants articulés à la politique sectorielle et centrées sur une transformation de l’organisation de la classe, le présent projet de recherche propose de s’appuyer sur ces deux contextes porteurs de fortes transformations du métier de l’enseignant afin d’y envisager un dispositif de type recherche-action. Il s’agira, d’une part, de mettre en place une intervention visant à faciliter l’insertion d’enseignants stagiaires au sein de ces innovations et des collectifs apprenants déjà institués, et d’autre part, de documenter l’effet de cette implication sur leur entrée dans le métier.  


Méthodologie

La démarche méthodologique consiste à développer une approche comparative à partir d’un échantillon préalable d’élèves maîtres dans la réalisation des stages pratiques qui sont habituellement organisés lors de la dernière année de leur cursus. Ainsi, parmi les classes d’accueil choisies, une partie des élèves maîtres devra avoir l’expérience de la mise en place d’innovations organisationnelles, notamment les ateliers de micros-enseignements tutorés (AMET) au Niger et les techniques de pédagogie active (TPA) au Togo. 


Résultats attendus

Les principaux résultats attendus de cette recherche se résument comme suit : 

  • Enrichir les connaissances disponibles sur les conditions de développement de la motivation intrinsèque des enseignants ; 
  • Apporter des connaissances factuelles en analysant des initiatives concrètes, telles que l’implication des stagiaires dans l’observation et la conduite des AMET et des TPA ;  
  • Documenter de manière approfondie les raisons de l’efficacité des stages articulés aux classes d’accueils mettant en place des pratiques innovantes notamment pour permettre aux enseignants stagiaires d’appréhender certaines réalités du métier telles que les classes hétérogènes à effectifs pléthoriques ; 
  • Constituer des données qualitatives (écrits professionnels des enseignants stagiaires, résultats des questionnaires et des entretiens d’élucidation) pour reconstituer un ensemble de témoignages des acteurs sur les effets concrets de leur implication au sein d’innovations pilotées par des collectifs apprenants sur leur entrée dans le métier ;  
  • Constituer un ensemble de préconisations basées sur une analyse des conditions d’efficacité de dispositifs à la portée des acteurs et pouvant avoir des effets potentiellement puissants sur l’entrée et le maintien des enseignants en poste.  
  • Élargir les horizons de recherche sur les conditions de développement de la motivation intrinsèque des enseignants en général, et à travers l’implication dans des dispositifs innovants permettant d’aborder effectivement les réalités du métier. 

Version initiale du projet à confronter avec le rapport final

Projets de recherche

Motivation, démotivation et transmotivation chez les enseignant.e.s au Cameroun: tirer parti des histoires vie personnelles des différents profils et statuts connus

Au Cameroun, être enseignant.e revient à être soit fonctionnaire ; soit contractuel.le ; soit contractualisé.e ; soit permanent.e ou non permanent.e ; soit vacataire non fonctionnaire ; soit vacataire fonctionnaire ; soit maître/maîtresse des parents ; soit volontaire ou bénévole. Au même moment, à profil ou statut professionnel égal, le salaire, la sécurité sociale, le profil de carrière et la considération sociale varient d’un.e enseignant.e à un.e autre. Partant de ces constats, ce projet ambitionne de répondre à la question suivante : quels sont les mobiles d’engagement, de maintien et de départ de l’un et l’autre des différents profils et statuts d’enseignant.e. connus au Cameroun ? 

Entrée et maintien des enseignants/enseignantes dans le métier: entre discours et réalités. Une analyse des politiques d’accompagnement et pistes d’amélioration possibles

Au Burkina Faso, les besoins en enseignants sont substantiels. Ainsi, il se pose la question de leur entrée dans la formation et de leur maintien. Comment se fait l’entrée dans le métier d’enseignant ? Quels sont les dispositifs pour maintenir les enseignants dans la fonction enseignante afin de capitaliser leurs expériences et expertises ? En somme, cette recherche s’intéresse à l’attrition et à la rétention des enseignants, plus spécifiquement la question de l’engagement au travail. 

Carrières professionnelles des enseignants du cycle primaire en Côte d’Ivoire

Cette recherche porte sur l’étude des carrières professionnelles des enseignants du cycle primaire en Côte d’Ivoire. Il s’agit de déterminer chez les enseignantes et les enseignants en début et en cours de carrière, des données en relation avec leur attachement au métier, leur mobilité, leurs projets professionnelles, leur efficacité pédagogique et leur stratégie face à l’échec scolaire et la pandémie du COVID 19.