Le programme APPRENDRE a récemment été mis en lumière par M. Thani Mohamed-Soilihi, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux. Lors d’une séance publique au Sénat français le 9 juillet 2025, le Ministre a cité la troisième phase du programme APPRENDRE comme un exemple concret des initiatives soutenues par la France dans le cadre des engagements pris au Sommet de Villers-Cotterêts.

Dans son intervention, M. Mohamed-Soilihi a réaffirmé l’engagement durable de la France en faveur de la francophonie, rappelant son rôle de premier bailleur multilatéral. Il a notamment mis en avant APPRENDRE comme l’une des actions emblématiques bénéficiant des financements alloués aux 16 engagements présidentiels issus du Sommet. Cette reconnaissance souligne l’importance stratégique du programme, porté par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), dans la promotion du français et du plurilinguisme à l’échelle internationale. 


Le Sommet de Villers-Cotterêts : un tournant politique pour la francophonie 


Organisé en octobre 2024 à Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, en France, ce sommet a réuni chefs d’État, ministres, experts, institutions et acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : renforcer la place du français dans le monde tout en valorisant la diversité linguistique. Ce moment fort a permis à la France de formaliser 16 engagements, visant à soutenir des projets concrets dans les domaines de l’éducation, de la culture, du numérique, de la coopération internationale et de la formation. 

C’est dans ce cadre que s’inscrit le soutien apporté à la troisième phase du programme APPRENDRE, qui illustre la volonté d’ancrer l’action francophone dans le concret et l’impact durable. 


Une nouvelle phase axée sur l’inclusion et l’innovation pédagogique


Lancée en 2025, la troisième phase du programme APPRENDRE (2025-2027) poursuit son objectif de transformation des pratiques pédagogiques et de renforcement des politiques éducatives. Elle met particulièrement l’accent sur l’inclusion, en portant une attention accrue aux populations les plus vulnérables. À travers des actions ciblées, cette nouvelle étape ambitionne de créer un impact durable dans les systèmes éducatifs des pays partenaires. 


Actualités récentes

Congo : les visites de classe et le travail entre collègues au centre du prochain plan APPRENDRE

Du 12 au 15 octobre 2026, une mission du programme APPRENDRE en République du Congo a permis de travailler avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA) sur les priorités pour 2026-2027. Deux axes se dessinent : mieux relier les visites de classe au travail collectif entre enseignantes et enseignants, notamment dans les départements éloignés, et développer les outils numériques pour faciliter l’accès aux formations et aux ressources pédagogiques.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.

PASEC2024 : que nous disent les résultats sur les apprentissages et la formation des enseignantes et enseignants en Afrique ?

Le 22 octobre 2026, à Dakar, le programme APPRENDRE a répondu à l’invitation de la CONFEMEN pour découvrir les résultats du PASEC2024. Comment les apprentissages ont-ils évolué en onze ans ? Quelles connaissances les enseignantes et enseignants maîtrisent-ils réellement dans les disciplines qu’ils enseignent ? Que révèlent les écarts de résultats entre établissements sur les inégalités scolaires ? Les trois rapports présentés dressent un tableau contrasté des systèmes éducatifs et ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur la formation et l’accompagnement pédagogique.