Le Ministère des Enseignements secondaires du Niger, soucieux d’améliorer la qualité des apprentissages et la réussite des élèves, a décidé de procéder à une évaluation nationale des performances réelles des enseignants du secondaire.  Les résultats de cette évaluation une fois analysés, permettront de mettre en place une stratégie de renforcement professionnel adaptée aux besoins des enseignants.

 

 

Le programme APPRENDRE a sollicité l’expertise de France Education International-CIEP pour accompagner le Ministère dans ce projet, organisé en plusieurs étapes :

  • Préciser les objectifs, les contours du dispositif et la méthodologie pour une évaluation nationale des enseignants ;
  • Définir un cahier des charges pour l’élaboration des principaux outils ; 
  • Formuler et tester le protocole général de l’évaluationen cohérence avec les choix opérés par la Direction de la Formation initiale et continue du Ministère ; 
  • Concevoir la grille nécessaire à l’observationdes enseignants en situation de classe ;  
  • Elaborer la fiche de suivi et de positionnementdestinée à la mise en place des remédiations nécessaires comme la formation et le suivi personnalisés ; 
  • Concevoir un guide de l’évaluateur pour assurer la bonne utilisation des outils réalisés et la fiabilité des informations recueillies. 

La prochaine mission, prévue du 24 septembre au 2 octobre 2019 sera entièrement consacrée à la préparation du module de formation et à la mise au point de l’expérimentation, du protocole et des outils. 

Enfin du 14 au 19 octobre 2019, la grille et le protocole de visite seront testés en situation réelle de pratiques de classes pour s’assurer de leur fiabilité en vue de leur validation pour l’évaluation effective des enseignants du secondaire prévue pour janvier 2020. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.