Plus de 1 500 enseignantes et enseignants, 194 écoles et près de 200 directions d’établissement participent actuellement à une expérimentation menée à Kasangulu pour mieux suivre les effets de la formation continue dans les écoles. Avec l’appui du programme APPRENDRE, le Service national de formation des enseignants (SERNAFOR) teste de nouveaux outils permettant de mieux observer ce qui évolue réellement dans les pratiques pédagogiques après les formations.


Fin avril 2026, une nouvelle étape du projet a réuni inspecteurs, conseillers pédagogiques, directions d’établissement et enseignants autour d’une phase de test menée dans des contextes scolaires très différents, entre zones urbaines et rurales. Les outils expérimentés ont été élaborés avec l’appui d’experts, dont le Professeur Patrick Charland, expert APPRENDRE et cotitulaire de la Chaire UNESCO de développement curriculaire.

Les premiers retours font apparaître des réalités contrastées : difficulté à assurer un accompagnement régulier des enseignantes et enseignants, manque de moyens pour suivre les pratiques dans la durée, besoins de formation encore importants, mais aussi forte mobilisation de certaines équipes pour faire vivre les apprentissages travaillés en formation.

Les observations recueillies doivent maintenant permettre d’ajuster les outils expérimentés et de poursuivre la construction d’un dispositif de suivi-évaluation plus structuré, capable de mieux relier les besoins des écoles, les formations proposées et les évolutions observées dans les classes.


Actualités récentes

PASEC2024 : que nous disent les résultats sur les apprentissages et la formation des enseignantes et enseignants en Afrique ?

Le 22 octobre 2026, à Dakar, le programme APPRENDRE a répondu à l’invitation de la CONFEMEN pour découvrir les résultats du PASEC2024. Comment les apprentissages ont-ils évolué en onze ans ? Quelles connaissances les enseignantes et enseignants maîtrisent-ils réellement dans les disciplines qu’ils enseignent ? Que révèlent les écarts de résultats entre établissements sur les inégalités scolaires ? Les trois rapports présentés dressent un tableau contrasté des systèmes éducatifs et ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur la formation et l’accompagnement pédagogique.

Bénin : la recherche-action « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG) présentée au Togo

Au Bénin, neuf établissements scolaires vont servir de terrain d’expérimentation à une recherche sur les liens entre gouvernance scolaire et pratiques pédagogiques inclusives. Le 6 octobre 2026, aux Journées scientifiques internationales de Lomé, au Togo, le Dr Clément Coovi Bah, de l’Université d’Abomey-Calavi, a présenté les fondements de cette démarche et les étapes prévues sur le terrain. Intitulée « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG), cette recherche-action bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Visionnez sa présentation dans la suite de l’article.

Maroc : après le décrochage scolaire, quelle deuxième chance pour les filles vulnérables ?

Selon de récents rapports du ministère de l’Éducation nationale, près de 280 000 élèves ont quitté l’école au Maroc dont environ 160 000 au niveau du collège. Les Écoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération (E2C-NG) leur offrent une voie de retour vers la formation et l’emploi. Mais pour les filles, les difficultés qui ont interrompu une première scolarité peuvent continuer à peser sur la suivante. Dans douze centres de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, 300 jeunes vont participer à une recherche consacrée à ce qui permet réellement de raccrocher. Elle bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE.