Dans le cadre d’un podcast, Dr Koumba Boly Barry, Présidente du conseil scientifique d’APPRENDRE et Pr Clarisse Rasoamampionona, référente genre du programme, ont rassemblé des experts de l’éducation, des cadres, des institutionnels, des praticiens et des chercheurs autour d’une thématique chère au programme APPRENDRE : l’égalité filles/ garçons. L’occasion de tirer un bilan sur les mesures prises en matière d’égalité des sexes depuis 2015, date de ratification du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et de proposer des solutions pour les renforcer.


Malgré une hausse significative de la scolarisation des filles au primaire, ces dernières sont toujours moins nombreuses que les garçons à être inscrites et à rester à l’école. Le chemin à parcourir pour concrétiser les objectifs de développement durable (ODD) qui ont trait à l’éducation des filles est encore long. Il l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que les systèmes éducatifs continuent d’être mis à rude épreuve par la pandémie liée au COVID-19. Conséquence de la crise économique déclenchée par la pandémie, plus de 11 millions de filles ont dû déserter les écoles pour travailler.

Quels efforts déployer pour garantir le droit de toutes et de tous à l’éducation ?

Partant du constat que le fossé entre la rhétorique et la réalité ne cesse de se creuser, ce podcast vise non seulement à lever le voile sur les obstacles que rencontrent les acteurs de l’éducation, mais aussi à formuler des recommandations et identifier les responsabilités de chacun pour traduire les engagements en actions.


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Animatrices


Dr Koumba Boly Barry : Présidente du conseil scientifique d’APPRENDRE

Pr Clarisse Rasoamampionona : référente genre du programme



Invités


Pr Doulaye Konaté : Ministre de l’Education Nationale au Mali


Adeline Rasmata Ouedraogo :  Directrice de la promotion de l’Éducation inclusive des filles et du genre au Burkina Faso


Aicha Farah Iltireh : Directrice Générale du centre de formation des enseignants de l’enseignement fondamental (CFEEF) à Djibouti


Véronique Bakayoko : directrice de l’égalité et de l’équité du genre en Côte d’Ivoire


Tahirou Traoré : Inspecteur de l’enseignement du premier degré au Burkina Faso, coordonnateur national de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous

Guy Roger Kaba : conseiller technique (CONFEMEN), coordonnateur de l’Observatoire de la Qualité de l’Éducation


Houraye Mamadou Anne : cheffe du Bureau ouest-africain du Forum des femmes éducatrices d’Afrique (FAWE)


Marieme Diop Dieye : juriste, experte internationale en Décentralisation et Développement des territoires, Genre, droits des femmes et des enfants, Présidente de l’Association sénégalaise des femmes diplômées des universités (ASFDU) au Sénégal


Sigolène Couchot-Schiex : enseignante-chercheuse à l’université CY Cergy Paris Université, membre du comité éditorial de la revue GEF, qui rassemble des articles scientifiques adoptant une approche de genre et/ou visant à apporter des connaissances académiques ou professionnelles sur les questions de genre


Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.