Depuis le début de la crise du Covid-19, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) multiplie les projets afin de soutenir le développement de solutions à impact technologique et/ou social pour aider les populations à faire face à cette crise sanitaire inédite. Pour coordonner ses efforts avec tous les acteurs de l’éducation, l’AUF a rejoint la Coalition mondiale pour l’éducation, mise en place par l’UNESCO.  


Dans une annonce vidéo, Slim Khalbous, Recteur de l’AUF, a officialisé la participation de l’organisation à la Coalition mondiale pour l’éducation, lancée par l’UNESCO. L’objectif de cette coalition est de faciliter l’apprentissage à distance pour les millions d’enfants touchés par la fermeture des écoles en raison du COVID-19. Les quatre objectifsprincipaux de la Coalition sont de : soutenir une poursuite équitable de l’apprentissage, mener des réponses coordonnées et éviter le chevauchement des efforts, assurer un retour complet et juste à l’éducation après la pandémie et renforcer les systèmes d’apprentissage pour le futur. 


“L’Agence universitaire de la Francophonie est fière de montrer que le système éducatif universitaire peut et doit apporter des solutions aux problèmes du monde.” 


A l’image du programme APPRENDRE qu’elle coordonne, l’AUF privilégie l’organisation d’échanges entre les acteurs de l’éducation, et la mise en commun d’expertise et de ressources. Pour Slim Khalbous, il s’agit donc d’une collaboration qui tombe sous le sens. A travers celle-ci, l’AUF rejoint plus de 90 partenaires issus de la société civile, du secteur privé, des organisations internationales, et des réseaux.

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.