Depuis le début de la crise du Covid-19, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) multiplie les projets afin de soutenir le développement de solutions à impact technologique et/ou social pour aider les populations à faire face à cette crise sanitaire inédite. Pour coordonner ses efforts avec tous les acteurs de l’éducation, l’AUF a rejoint la Coalition mondiale pour l’éducation, mise en place par l’UNESCO.  


Dans une annonce vidéo, Slim Khalbous, Recteur de l’AUF, a officialisé la participation de l’organisation à la Coalition mondiale pour l’éducation, lancée par l’UNESCO. L’objectif de cette coalition est de faciliter l’apprentissage à distance pour les millions d’enfants touchés par la fermeture des écoles en raison du COVID-19. Les quatre objectifsprincipaux de la Coalition sont de : soutenir une poursuite équitable de l’apprentissage, mener des réponses coordonnées et éviter le chevauchement des efforts, assurer un retour complet et juste à l’éducation après la pandémie et renforcer les systèmes d’apprentissage pour le futur. 


“L’Agence universitaire de la Francophonie est fière de montrer que le système éducatif universitaire peut et doit apporter des solutions aux problèmes du monde.” 


A l’image du programme APPRENDRE qu’elle coordonne, l’AUF privilégie l’organisation d’échanges entre les acteurs de l’éducation, et la mise en commun d’expertise et de ressources. Pour Slim Khalbous, il s’agit donc d’une collaboration qui tombe sous le sens. A travers celle-ci, l’AUF rejoint plus de 90 partenaires issus de la société civile, du secteur privé, des organisations internationales, et des réseaux.

Actualités récentes

Bénin : la recherche-action « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG) présentée au Togo

Au Bénin, neuf établissements scolaires vont servir de terrain d’expérimentation à une recherche sur les liens entre gouvernance scolaire et pratiques pédagogiques inclusives. Le 6 octobre 2026, aux Journées scientifiques internationales de Lomé, au Togo, le Dr Clément Coovi Bah, de l’Université d’Abomey-Calavi, a présenté les fondements de cette démarche et les étapes prévues sur le terrain. Intitulée « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG), cette recherche-action bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Visionnez sa présentation dans la suite de l’article.

Maroc : après le décrochage scolaire, quelle deuxième chance pour les filles vulnérables ?

Selon de récents rapports du ministère de l’Éducation nationale, près de 280 000 élèves ont quitté l’école au Maroc dont environ 160 000 au niveau du collège. Les Écoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération (E2C-NG) leur offrent une voie de retour vers la formation et l’emploi. Mais pour les filles, les difficultés qui ont interrompu une première scolarité peuvent continuer à peser sur la suivante. Dans douze centres de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, 300 jeunes vont participer à une recherche consacrée à ce qui permet réellement de raccrocher. Elle bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE.

Enseigner aujourd’hui : ce que racontent 11 recherches dans 9 pays africains 

D’ici 2030, il faudra recruter 44 millions d’enseignantes et d’enseignants dans le monde, dont près de 15 millions en Afrique subsaharienne. Un défi de recrutement, mais aussi de maintien dans le métier : chaque départ en cours de carrière remet une pièce dans la machine à pénurie. De la première affectation aux possibilités d’évolution, 11 recherches menées dans 9 pays africains montrent où se joue la suite d’une carrière enseignante et dégagent six pistes pour éviter de perdre en chemin une partie des personnels dont les systèmes éducatifs ont besoin.