Pendant 15 jours, 2 experts nationaux interviendront à Ziniaré dans le cadre d’une mission d’appui à la production d’outils didactiques et pédagogiques accompagnant les nouveaux programmes des ENEP.




Un changement est en cours au niveau du dispositif de la Formation Initiale, à travers une restructuration des Écoles Normales des Enseignants du Primaire (ENEP) actuellement au nombre de 8. Il consiste à organiser des recrutements des élèves-maîtres à partir du bac, et non plus du brevet d’études du premier cycle. Cette restructuration est un facteur de valorisation sociale du métier d’enseignant, et en même temps, une réponse pour combler des insuffisances constatées dans la formation académique des futurs enseignants du primaire. En effet, de nombreuses études observent un lien étroit entre la certification initiale de l’enseignant et les compétences des élèves en langues et en mathématiques en début et en fin de scolarité primaire.


Accompagner l’évolution du métier de formateur d’enseignants


À la lumière de ce nouveau profil d’entrée et en conformité aux approches pédagogiques au primaire, les programmes revisités ont besoin d’être consolidés avec des outils didactiques et pédagogiques. Cet atelier a donc pour objectif de permettre à chacun des 40 participants (30 formateurs d’ENEP, 8 directeurs des études, et 2 formateurs de l’ENS), de renforcer leurs capacités de production d’outils de formation. 

L’atelier, qui a débuté le 16 novembre 2020, est animé par Valléan Tindaogo et Afsata Kaboré-Paré, tous deux professeurs titulaires à l’Université Norbert Zongo à Koudougou. 

Une première phase de 10 jours consistera à encadrer la production d’outils, puis une seconde phase de 5 jours sera consacrée à la formation des acteurs formateurs à l’usage des outils. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.