Du 15 au 19 mars 2021 et du 22 au 26 mars, 39 encadreurs ont participé à deux ateliers de renforcement des capacités en évaluation des apprentissages. Ces sessions de formation se sont tenues successivement à Bamako, sous la responsabilité de la Direction Nationale de l’Enseignement Normal (DNEN). L’animation des travaux ont été assurés par Dr Thierno Bah, expert formateur international et Dr Cheick Oumar Fomba, expert formateur national, tous deux mobilisés par APPRENDRE pour leur expérience professionnelle dans le domaine de l’évaluation et leur bonne connaissance du contexte malien.


L’évaluation des apprentissages : l’un des piliers des systèmes éducatifs performants 
 


Des réformes majeures ont permis le passage de l’approche par les objectifs (PPO) à l’approche par les compétences (APC).  Le Ministère de l’Éducation Nationale malien a élaboré plusieurs documents à caractère pédagogique dans le but de rendre les pratiques d’évaluation conformes aux nouvelles orientations curriculaires, selon cette approche. Et pour cause : la construction d’une éducation de qualité passe nécessairement par la mise en place d’un dispositif pédagogique d’évaluation des apprentissages efficace. Tout enseignant doit pouvoir évaluer correctement les apprentissages scolaires et les acquis des élèves.  
 

Les documents produits par le Ministère ont commencé à faire l’objet de formations en faveur des personnels d’encadrement pédagogique en charge de la formation initiale et continue des maîtres du premier cycle de l’enseignement fondamental. C’est dans cette dynamique que viennent s’inscrire les ateliers initiés par APPRENDRE. 


Disséminer les connaissances 
 


20 Chefs de Division Curricula Recherche et Formation (CDCRF) et 19 Directeurs des études des IFM ont renforcé leurs compétences en matière d’évaluation formative et sommative des apprentissages. 

Les ateliers ont amené les encadreurs à : 

  • S’approprier la démarche de planification et de conduite de l’évaluation des apprentissages dans le cadre d’une approche par compétences 
  • Construire des outils et des stratégies d’évaluation pour des pratiques innovantes, y compris la remédiation ; 
  • Maîtriser les outils et stratégies d’évaluation pour un réinvestissement efficace auprès des directeurs d’écoles et des enseignants. 

Les ateliers ont abouti à l’élaboration d’outils d’évaluation pour améliorer les pratiques évaluatives des enseignants et des élèves-maîtres en formation initiale. Les participants ont également proposé des plans d’action et des stratégies de restitution et de dissémination des acquis et des outils de la formation dans les Académies d’Enseignement (AE) et les Instituts de Formation de Maîtres (IFM). 

 
Pour les formateurs, la qualité des échanges et des productions de groupe est un gage certain des capacités des encadreurs à assurer une démultiplication réussie de la formation reçue. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.