Le 1er axe de déploiement du programme APPRENDRE au Sénégal concerne l’évolution de la supervision pédagogique des enseignants pour améliorer les pratiques de classes. Depuis le lancement du Programme en Juin 2018, 40 inspecteurs ont été formés. Ils intégreront leurs acquis dans la formation initiale et la formation continue des inspecteurs de l’Education nationale au Sénégal

Quatre ateliers ont été organisés à Thiès, au Sénégal. Ils ont accueilli près de 100 participants : professionnels des collèges de l’Inspection Générale de l’Education et de la Formation, Inspecteurs des Académies, Inspections de l’Education et de la Formation, des services centraux, cadres du Ministère de l’éducation Nationale ainsi que des personnes ressource

Ces rencontres ont été animées par Marguerite Altet, professeur émérite et Frédérique Weixler, inspectrice générale de l’Education nationale française.

Elles ont permis :

  1. d’élaborer les documents nécessaires à l’évolution de la fonction du rôle d’inspection : module de formation « Passage d’une fonction de contrôle à une fonction d’accompagnement par les différents corps d’inspection » ; documentation sur « Les concepts clefs permettant d’effectuer une bascule de la posture classique des inspecteurs » ; documentation sur « Les relations fonctionnelles et ou hiérarchiques entre les inter-niveaux des inspections » ; plan de formation sur la fonction d’accompagnement de l’inspection à l’échelle nationale.
  2. de tester et de valider en situations réelles dans des établissements de niveau primaire, moyen et secondaire, le module « accompagnement d’un enseignant, d’une cellule, d’un collectif d’enseignants, auto-analyse et auto-évaluation d’un établissement ».

Les 40 inspecteurs sénégalais formés à l’évolution de leurs pratiques intégreront leurs acquis dans la formation initiale et la formation continue des inspecteurs de l’Education nationale au Sénégal.

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.