La CONFEMEN offre aux jeunes chercheurs une occasion en or de se former à l’exploitation des données PASEC et de contribuer à la recherche en éducation en Afrique ! En tant que partenaire de la CONFEMEN, APPRENDRE assurera la prise en charge de quelques chercheur(e)s. Plus de détails dans la suite de l’article. 

Le Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC) de la CONFEMEN offre depuis plusieurs années un outil précieux pour évaluer et améliorer les systèmes éducatifs des pays membres. Pour former la prochaine génération de chercheurs en éducation, le PASEC organise, en collaboration avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Université Laval, une École d’Été internationale destinée aux étudiants en master et doctorat. 


Il s’agit là d’une opportunité unique pour les jeunes chercheurs de : 

  • Approfondir leurs connaissances sur les méthodes d’analyse de données éducatives comparatives. 
  • Développer leurs compétences en recherche quantitative appliquée aux systèmes éducatifs. 
  • Travailler en équipe avec d’autres chercheurs. 
  • Réseauter avec des experts internationaux. 
  • Contribuer à la recherche sur des thématiques éducatives majeures en Afrique. 

Modalités pratiques 


  • Dates : 24 août au 6 septembre 2025 (Dakar, Sénégal) 
  • Public cible : Étudiants en master et doctorat, jeunes chercheurs 
  • Coût : 1 300 000 CFA (2000 € ; 3 000 $CAD), possibilité d’aides financières 
  • Candidature : avant le 10 janvier 2025. 

Pour accéder au formulaire de candidature et consulter toutes les informations pratiques, rendez-vous sur le site de la CONFEMEN. 

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.