Une séance de sciences peut sembler bien se dérouler. Les élèves manipulent, participent, proposent des idées, les activités s’enchaînent. Pourtant, au moment de revenir sur les réponses, les mêmes difficultés apparaissent : des explications fragiles, des raisonnements qui ne tiennent pas, des liens qui ne se construisent pas. Comment organiser la séance pour que les élèves comprennent et s’approprient les notions travaillées ? Le programme APPRENDRE propose un guide pour préparer ses séances, faire participer les élèves et mieux saisir ce qui se joue dans leurs apprentissages.


Le guide montre, étape par étape, comment faire travailler les élèves autrement : poser une question sans fermer trop vite la discussion, faire circuler les idées dans la classe, reprendre les réponses pour en faire des points d’appui, construire progressivement une explication. 

Des exemples donnent à voir comment s’y prendre en classe et comment adapter ces démarches selon son contexte. Le guide propose aussi des repères pour analyser la séance après coup, repérer ce qui a aidé les élèves à comprendre et ce qui a freiné leurs raisonnements. 

Grâce aux ajustements proposés, la dynamique des séances peuvent changer. Les élèves ne se contentent plus de répondre. Ils testent, discutent, ajustent, construisent. 

Le guide s’adresse aux enseignantes et enseignants, ainsi qu’aux personnes qui les accompagnent en formation. Il propose des outils pour observer les pratiques, structurer les échanges professionnels et inscrire ce travail dans la durée. 

Un glossaire complète le guide, pour clarifier les notions clés de la didactique des sciences et faciliter leur appropriation. 

→ Télécharger le guide 
→ Télécharger le glossaire 


Actualités récentes

Congo : les visites de classe et le travail entre collègues au centre du prochain plan APPRENDRE

Du 12 au 15 octobre 2026, une mission du programme APPRENDRE en République du Congo a permis de travailler avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA) sur les priorités pour 2026-2027. Deux axes se dessinent : mieux relier les visites de classe au travail collectif entre enseignantes et enseignants, notamment dans les départements éloignés, et développer les outils numériques pour faciliter l’accès aux formations et aux ressources pédagogiques.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.

PASEC2024 : que nous disent les résultats sur les apprentissages et la formation des enseignantes et enseignants en Afrique ?

Le 22 octobre 2026, à Dakar, le programme APPRENDRE a répondu à l’invitation de la CONFEMEN pour découvrir les résultats du PASEC2024. Comment les apprentissages ont-ils évolué en onze ans ? Quelles connaissances les enseignantes et enseignants maîtrisent-ils réellement dans les disciplines qu’ils enseignent ? Que révèlent les écarts de résultats entre établissements sur les inégalités scolaires ? Les trois rapports présentés dressent un tableau contrasté des systèmes éducatifs et ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur la formation et l’accompagnement pédagogique.