Le Ministère de l’Éducation National (MEN) du Sénégal avec l’appui du programme APPRENDRE a organisé  du 22 au 26 octobre 2018 à Dakar (Sénégal) un atelier de capitalisation des acquis du Projet d’Appui à l’Education de Base en Casamance (PAEBCA). La rencontre s’est tenue au Centre national des ressources éducationnelles (CNRE) de Dakar (Sénégal). Elle a réuni une trentaine de participants.

L’objectif de cet atelier d’un outil de capitalisation, intitulé « guide pour le développement professionnel dans les cellules pédagogiques ». 

Cet atelier a permis au Sénégal de définir ses priorités  stratégiques pour accompagner la mise en œuvre d’actions visant la professionnalisation des enseignants.

Il s’agissait notamment pour les participants de  travailler sur la rédaction d’un guide pour le développement professionnel dans les cellules pédagogiques intégrant :

◙ les textes réglementaires,

◙ la méthodologie de l’observation médiatisée de la pratique enseignante,

◙ les modules diffusés,

◙ des conseils sur l’animation des groupes,

◙ des conseils techniques,

◙ la charte d’usage du matériel numérique.

Cet atelier a également permis d’amorcer une réflexion autour de la notion de « portfolio de la cellule pédagogique », outil de mémoire (numérique ou papier) des activités réalisées. Ces portfolios permettront in fine de témoigner de la redynamisation des cellules, de comparer les évolutions et d’analyser les difficultés des enseignants.

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.