L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) recherche un(e) consultant(e) spécialiste en gestion de projet dans le cadre du programme APPRENDRE. Basé(e) à Yaoundé, au Cameroun, le/la consultant(e) travaillera sur une période de 11 mois, du 24 février 2025 au 31 janvier 2026, avec pour mission principale de coordonner et suivre les activités du programme dans sept pays de la région Afrique centrale et des Grands Lacs (Burundi, Cameroun, Congo-Brazzaville, République Centrafricaine, RDC, Rwanda et Tchad).

Responsabilités principales :

  • Coordination des missions d’expertise et des ateliers de formation.
  • Dialogue et coopération avec les ministères de l’Éducation et les partenaires locaux.
  • Suivi des activités et analyse des livrables produits par les experts.
  • Rédaction des termes de référence et des rapports d’activités trimestriels.

Profil recherché :

Le/la candidat(e) doit disposer d’un diplôme universitaire pertinent (sciences de l’éducation, ingénierie de formation, etc.) et d’une expérience de 10 ans en gestion de projet, idéalement dans un contexte de coopération éducative internationale. Une connaissance approfondie des systèmes éducatifs africains et une excellente maîtrise de la langue française sont également requises.


Conditions de la mission :

  • Lieu : Yaoundé, Cameroun.
  • Contrat de consultance avec une rémunération maximale de 25 000 € TTC.
  • Matériel de travail fourni par le consultant.

Les candidatures, incluant CV, proposition technique et offre financière, doivent être envoyées à expertiseapprendre@auf.org avant le 31 janvier 2025 à 23h (heure de Paris).

Pour plus de détails, les candidat(e)s intéressé(e)s sont invité(e)s à consulter les termes de l’appel.

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.