Au Mali, l’Approche Par Compétence dite « APC » a été intégrée dans les nouveaux programmes des Instituts de Formation de Maîtres (IFM). Selon ce modèle, l’apprenant doit apprendre à utiliser et à appliquer ses connaissances dans des situations nouvelles. Comment les formateurs peuvent-ils préparer les futurs enseignants à l’application de cette approche ?

Mettre en cohérence la formation initiale dans les IFM et les orientations de l’approche au fondamental 


De nouveaux programmes des IFM selon l’APC ont été élaborés, pour les harmoniser avec le curriculum du fondamental. Il a été mis à la disposition des 20 IFM des clés USB comportant les ressources produites (curriculum, guide et module).   

Selon les instructions officielles, ces programmes devaient entrer en vigueur à la rentrée 2019-2020 dans les IFM. Toutefois, faute d’une formation assez approfondie des formateurs aux nouveaux programmes, il s’est avéré impossible de respecter ces instructions.   


Former à la méthodologie de l’enseignement selon l’APC 
 

Au Mali, 849 professeurs IFM sont répartis dans les 19 IFM. Pour procéder à des formations de masse, un noyau de 57 formateurs a été choisi. Ce groupe, appelé à devenir l’épine dorsale de la démultiplication des formations dans le pays, a cimenté ses connaissances sur les concepts et la philosophie de l’APC, au cours du mois de février. 


Au fil des ateliers, Youssouf Konandji et Sidi Békaye Sokona, tous deux consultants en éducation, les ont amenés à concevoir des outils pédagogiques, dont des fiches pour la supervision des enseignants. 


Actualités récentes

Bénin : la recherche-action « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG) présentée au Togo

Au Bénin, neuf établissements scolaires vont servir de terrain d’expérimentation à une recherche sur les liens entre gouvernance scolaire et pratiques pédagogiques inclusives. Le 6 octobre 2026, aux Journées scientifiques internationales de Lomé, au Togo, le Dr Clément Coovi Bah, de l’Université d’Abomey-Calavi, a présenté les fondements de cette démarche et les étapes prévues sur le terrain. Intitulée « Agir pour la promotion d’écoles béninoises inclusives et sensibles au genre » (APEBISG), cette recherche-action bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE. Visionnez sa présentation dans la suite de l’article.

Maroc : après le décrochage scolaire, quelle deuxième chance pour les filles vulnérables ?

Selon de récents rapports du ministère de l’Éducation nationale, près de 280 000 élèves ont quitté l’école au Maroc dont environ 160 000 au niveau du collège. Les Écoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération (E2C-NG) leur offrent une voie de retour vers la formation et l’emploi. Mais pour les filles, les difficultés qui ont interrompu une première scolarité peuvent continuer à peser sur la suivante. Dans douze centres de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, 300 jeunes vont participer à une recherche consacrée à ce qui permet réellement de raccrocher. Elle bénéficie du soutien scientifique et financier du programme APPRENDRE.

Enseigner aujourd’hui : ce que racontent 11 recherches dans 9 pays africains 

D’ici 2030, il faudra recruter 44 millions d’enseignantes et d’enseignants dans le monde, dont près de 15 millions en Afrique subsaharienne. Un défi de recrutement, mais aussi de maintien dans le métier : chaque départ en cours de carrière remet une pièce dans la machine à pénurie. De la première affectation aux possibilités d’évolution, 11 recherches menées dans 9 pays africains montrent où se joue la suite d’une carrière enseignante et dégagent six pistes pour éviter de perdre en chemin une partie des personnels dont les systèmes éducatifs ont besoin.