L’AUF et France Éducation international (FEI) s’associent pour développer un test d’entraînement et de positionnement en langue française au service des enseignants dans le cadre du programme APPRENDRE.

Slim Khalbous, Recteur de l’AUF, et Pierre-François Mourier, Directeur de FEI

L’AUF a sollicité France Éducation international (FEI), le nouveau nom du CIEP, et son expertise en évaluation des compétences langagières, pour développer un outil de diagnostic des compétences des enseignants du primaire et du secondaire. Ce test, spécialement conçu pour les enseignants des pays francophones émergents et en développement, sera accessible grâce à deux services.

Le premier service leur permettra de s’entraîner à partir d’une application pour terminaux mobiles (smartphones), disponible gratuitement. L’application offrira aux enseignants utilisateurs une photographie précise de leurs compétences langagières mais aussi, à partir des résultats obtenus, une série de recommandations pour les améliorer et ainsi fournir de précieux indicateurs pour l’organisation d’actions de remédiation. L’application, qui pourra être utilisée en mode connecté ou déconnecté, sera disponible à la fin de 2021, sous Android et iOS.


Un second service sera mis à la disposition des Ministères de l’éducation nationale, partenaires du programme sous la forme d’un test de positionnement en français. Il sera proposé à des groupes d’enseignants, en ligne, sur tablette et sur ordinateur. Les rédacteurs d’items (questions) qui composeront le test APPRENDRE sont quasiment tous issus de pays francophones émergents.

Ces outils d’entraînement et de positionnement, 100% en ligne et qui s’adaptent au niveau des candidats, conçus spécialement pour le programme APPRENDRE de l’AUF sur la base du test d’évaluation Ev@lang développé par France Éducation international, bénéficient d’une plateforme qui a fait ses preuves auprès de la communauté internationale.

Actualités récentes

Congo : de nouveaux programmes scolaires, et tout un accompagnement pédagogique à repenser

Au Congo, la réforme des programmes scolaires invite aussi à revoir la façon dont les enseignantes et enseignants sont accompagnés dans leur métier. Classes surchargées, passage à l’approche par compétences, éducation inclusive : ces sujets pourraient nourrir davantage le travail des groupes d’animation pédagogique (GAP), des temps de formation où les équipes enseignantes, accompagnées par les inspections, examinent leurs façons de faire cours, confrontent leurs expériences et travaillent sur les problèmes rencontrés avec les élèves. Du 19 au 22 octobre 2026, une équipe du programme APPRENDRE s’est rendue au Congo pour préparer, avec le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), les prochaines activités au primaire et au collège. Ce déplacement a également permis de rencontrer plusieurs partenaires du secteur éducatif.

Quand les élèves reprennent goût aux maths et aux sciences : l’expérience de Maurice partagée en Tunisie

À Maurice, des élèves qui rencontraient des difficultés en mathématiques ont réussi à résoudre des problèmes qui leur posaient jusque-là des difficultés, tout en participant davantage aux échanges en classe. Dans un établissement secondaire, 36 élèves ont choisi de continuer à étudier les sciences au lycée, contre une dizaine au maximum les années précédentes. Derrière ces évolutions encourageantes, des équipes éducatives qui ont cherché ensemble à mieux comprendre les difficultés de leurs élèves et à faire évoluer leurs façons d’enseigner. Ce travail s’est organisé autour de six communautés de pratique, créées en 2025 dans douze établissements mauriciens avec le soutien du programme APPRENDRE. Les équipes se sont appuyées sur la recherche pour mener leurs expérimentations. Deux de ces expériences, consacrées aux mathématiques et aux sciences, ont été présentées le 1er novembre 2026 au Forum tunisien pour l’éducation.

PASEC2024 : pourquoi les filles restent-elles désavantagées en mathématiques ?

En Afrique subsaharienne francophone, les résultats des élèves en mathématiques dessinent une géographie contrastée des inégalités entre filles et garçons. D’un pays à l’autre, les écarts changent de sens et d’ampleur. Les stéréotypes de genre, les manuels scolaires et les habitudes de classe peuvent influencer la confiance des filles et leur rapport aux mathématiques.

Asifa Salehmohamed, experte du programme APPRENDRE, examine les facteurs qui contribuent à ces inégalités et propose plusieurs pistes pour les réduire en classe. Titulaire d’un master en éducation de l’Université de Cambridge, elle est chargée de cours spécialisée dans la formation des enseignantes et enseignants à Maurice.